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Des salariés de l'imprimerie Loire Offset Titoulet, en liquidation, reçus jeudi à Bercy

133 croix de bois pour les 133 salariés de l'imprimerie Loire Offset Titoulet licenciés. / © France 3 RA
133 croix de bois pour les 133 salariés de l'imprimerie Loire Offset Titoulet licenciés. / © France 3 RA

A la 14e semaine d'occupation du site de La Talaudière, dans la Loire, une délégation de salariés de Loire Offset Titoulet, en liquidation, se rendra jeudi au Ministère de l'Economie. Elle sera reçue par le délégué interministériel aux restructurations d'entreprises. 133 emplois sont concernés.
 

Par S.M. avec AFP

Au bout de plus de trois mois de grève et d'occupation de l'usine située à La Talaudière, près de Saint-Etienne, "le ministère de l'Économie et des finances a enfin décidé de nous recevoir", a annoncé l'intersyndicale CFDT-CGT dans un communiqué. "Il était temps. Le liquidateur nous envoie sans cesse des huissiers et nous a même assignés au TGI pour que l'on quitte l'usine afin que nos machines et le matériel soient vendus", ajoute l'intersyndicale.

Déplorant qu'aucune "enquête sérieuse n'ait été entreprise pour faire toute la vérité sur cette liquidation organisée", les représentants des 133 salariés de Loire Offset Titoulet ont également annoncé la saisine du parquet, outre plusieurs dizaines de procédures engagées individuellement devant le Conseil des prud'hommes de Saint-Étienne.

Des primes supra-légales

La délégation demandera son appui au délégué interministériel Jean-Pierre Floris pour "l'ouverture d'investigations sur la gestion passée de notre entreprise et pour le versement d'indemnités supra-légales", a précisé l'un de ses membres. 

Selon ce dernier, l'assignation en référé par le liquidateur judiciaire, jeudi, devant le Tribunal de grande instance de Saint-Étienne, "va faire pschitt car le blocage de l'entrée du site, qu'on occupe toujours, est levé depuis plusieurs jours".

"Si les salariés n'avaient pas été présents sur place nuit et jour depuis le 8 mars, le contenu de cette usine de 21.000 mètres carrés aurait très certainement été pillé", a-t-il relevé.

L'outil de production de la dernière grosse imprimerie stéphanoise, dont une part importante est gagée ou en leasing, sera vendu aux enchères le 10 juillet, indique-t-on par ailleurs de source judiciaire.
 

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