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Lyon-Turin : les partisans confortés par le résultat des européennes en Italie

Sur le chantier du tunnel entre les vallées de la Maurienne et de Suse, en Italie. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Sur le chantier du tunnel entre les vallées de la Maurienne et de Suse, en Italie. / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Les partisans du futur tunnel Lyon-Turin, pomme de discorde au sein du gouvernement italien, se disent rassurés par les résultats des élections européennes de l'autre côté des Alpes. Le projet serait entré dans "une période de redémarrage", d'après le président de La Transalpine.

Par France 3 avec AFP

Au lendemain des élections européennes, qu'en est-il du train à grande vitesse Lyon-Turin ? En Italie, ses partisans se disent confortés par les résultats électoraux qui rendent, selon eux, irréversible la réalisation de cette liaison ferroviaire sous les Alpes.

"Il était important de retrouver une dynamique", s'est félicité Jacques Gounon, président de La Transalpine mardi 4 juin, en marge de l'assemblée générale de cette association réunissant les défenseurs de cette infrastructure. Car la situation politique en Italie a un temps laissé craindre une paralysie du projet.
 

Dans le Piémont, la grande région industrielle du nord-ouest de l'Italie, les électeurs se sont prononcés aux européennes à 85% pour la Ligue et le Parti démocrate. Tous deux soutiennent le projet alors que le Mouvement 5 Etoiles, qui y est farouchement opposé, s'est effondré.

"La situation politique en Italie après les élections européennes ne pourrait pas être plus favorable à la réalisation de l'ouvrage", a souligné le président du patronat du Piémont Fabio Ravanelli. "Nous n'avons pas besoin d'un référendum sur la ligne à grande vitesse. Il s'est déroulé avec les élections européennes", a relevé le responsable régional de la Confindustria.

 

"Redémarrage du projet" ?


"Cette nouvelle donne politique en Italie nous donne de très, très belles opportunités", a relevé le vice-président d'Auvergne-Rhône-Alpes Etienne Blanc, en appelant le gouvernement à défendre ce projet "structurant" au niveau européen.

L'ouvrage contesté est constitué d'un tunnel "de base" de 57,5 kilomètres de long (d'un coût de 8,6 milliards d'euros) et de ses voies d'accès côté français (7,7 milliards) et italien (1,7 milliard). 
 

A ce jour, 28,5 kilomètres de tunnel ont déjà été forés, pour l'essentiel sous forme de "descenderies" qui permettent d'explorer la géologie du massif et serviront une fois l'ouvrage fini à la ventilation et à la sécurité. Le tunnel "de base", où circuleront les trains, a été percé sur 9 km.

"Après 28 kilomètres - soit environ 18% du total - ça ne va plus être interrompu. Cela coûterait bien plus cher, a relevé Jacques Gounon, par ailleurs PDG de Getlink, l'exploitant du tunnel sous la Manche. Nous sommes dans une période de redémarrage du projet." D'autant que la ministre française des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé le lancement des études pour la réalisation des accès français au futur tunnel franco-italien.

Présente à l'assemblée générale, la représentante de Bruxelles chargée du dossier Iveta Radicova a réitéré la disponibilité de l'Europe à cofinancer les accès au tunnel, comme elle le fait déjà pour l'ouvrage principal. L'Union européenne pourrait assumer plus de 50% du coût de ces travaux, a assuré l'ancienne Première ministre slovaque.

 

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