Mauvais diagnostic pour le CHU de Grenoble dans le rapport du médiateur national

© Yann Gonon
© Yann Gonon

Le Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble Alpes dans le viseur du ministère de la santé. Selon, le diagnostic du médiateur national rendu public hier, l'établissement public souffrirait de "défauts de gouvernance qu'il convient de corriger rapidement". 

Par Florine Ebbhah

C’est en novembre 2017 que la situation avait été mise au jour après le suicide d’un jeune neurochirurgien dans les blocs opératoires. Au lendemain de ce geste désespéré, Edouard Couty, médiateur national, était dépêché dans les locaux par la ministre de la santé.
La situation de l’établissement inquiète en haut lieu car des faits graves attestent d’un contexte professionnel très difficile de plus en plus mal vécu par des personnels en grande souffrance.

Le CHU malade


Un sérieux malaise, qui en plus d’un suicide, a aussi engendré une plainte et des cas de harcèlement. Un chirurgien, professeur universitaire avait déjà tiré la sonnette d’alarme au printemps 2016 auprès de la direction de l’établissement. Resté sans réponse, il avait fini par démissionner.

Bloc opératoire / © France 3 Alpes
Bloc opératoire / © France 3 Alpes


Une situation délétère


3 jours au sein d’un personnel en crise. Edouard Couty, le médiateur national a recueilli des dizaines de déclarations, de témoignages d’équipes en tension, à bout de nerfs. Selon le collectif de défense des soignants, l’attitude des dirigeants Grenoblois aggraverait les choses car poussés par des restrictions budgétaires toujours plus drastiques.
Selon le médiateur, « la communication semble difficile entre le sommet et la base et vice-versa » avant de conclure, « cette situation nocive est inacceptable et ne peut pas durer ».

Rapport public


Cinq recommandations ressortent de ce rapport quant à la réorganisation et l’apaisement. D’abord les départs concertés de certains professionnels notamment en néphrologie et réanimation médicale. Mr Couty préconise également un accompagnement  des nouveaux arrivants, la mise en place d’un système d’alerte, une nouvelle orientation dans la gestion humaine basée sur la confiance. En bref, « modifier profondément le mode de gouvernance ».
Un plan d’actions est en préparation et devrait être remis à la ministre dans les prochaines semaines.



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