Fête du livre de Bron : Milan Dargent nous livre son abécédaire des années 60

Popcorn de Milan Dargent
Popcorn de Milan Dargent

Milan Dargent, invité à la fête du livre de Bron (12-16 février), y présente son nouvel ouvrage «Popcorn» aux éditions la fosse aux ours. Un abécédaire de souvenirs d’enfance lyonnaise.
 

Par Franck Giroud

On avait quitté l’écrivain d’origine lyonnaise dans les années 80, et les désillusions du rock. Cette fois, Milan Dargent fait un saut dans un passé un peu plus ancien. Celui de son enfance dans les années 60. Sous forme d’un abécédaire intitulé « Popcorn », il nous dresse son parcours confortable dans sa famille de médecin lyonnais.

Vous en reprendrez bien un peu plus

Le vice de l’abécédaire est de rendre addictif. On en prend un flocon, puis deux puis trois puis tout le cornet. Le vice de l’auteur est de jouer de tout, de se jouer de nous. Ne cherchez pas dans les mots répertoriés le mot popcorn. Il n’y est pas. Et d’ailleurs j’aurai plutôt appelé l’ouvrage « chocolats fourrés ». Car à chaque mot on croque. On déguste, et l’on se dit que c’est le dernier. Et puis on en reprend un autre et encore un autre jusqu’à épuisement du stock.
Ainsi les souvenirs des quinquagénaires seront tout excités à l’évocation de Pif gadget, du petit train de l’interlude ou de la musique qui fait peur en ouverture des dossiers de l’écran à la télé, de la révélation par le grand frère de l’arnaque sur l’existence du père Noël, ou du jeu du Dr. Maboul...
 

Mauvais esprit et cadavres exquis 

Au fil de ses souvenirs, Milan Dargent nous décrit sa vie de famille : les grands parents à Lyon ou Annecy, l'annonce du divorce des parents, ou les règles de bonnes éducations auxquelles il tire la langue ou plutôt la queue du cochon tirelire recueillant les gages financiers en cas de gros mots – allez voir le chapitre cochon commun – Milan Dargent joue des renvois d’un mot à l’autre en sorte de cadavres exquis ou d’esprit d’escalier parfois mal tourné.

De divorce, il renvoie à martiens, de babyfoot à ils, de moquette à ventriloque et ainsi de suite. Ainsi ce grand sale gosse fait du mauvais esprit de bon ton, parfois proche de l’absurde ou du grivois (allez voir cannibales digne de Topor) ou plus à la façon almanach Vermot comme mort : «  quand tu meurs, tu vois défiler toute ta vie en une seule seconde. Les morts qui ont raconté sont formels ».

Milan Dargent participe à la rencontre intitulée « All You Need Is Love (And Popcorn) face à l’auteur Jérôme Attal à la fête du livre de Bron samedi 15 février à 16H.
« Popcorn » de Milan Dargent, édition la fosse aux ours
 

Sur le même sujet

Les + Lus