Mobilisation contre la "loi travail": l'UNEF Grenoble condamne "la répression policière"

Alors que de graves incidents ont émaillé la manifestation grenobloise, le syndicat étudiant UNEF condamne la réponse policière dans un communiqué, estimant la réaction "disproportionnée". 

En marge de la manifestation, de nombreuses vitrines de banques et de commerces ont été victimes de coups de marteau, ce jeudi 31 mars. Des événements qui ont opposé des jeunes masqués aux forces de l'ordre en matinée. Malgré les faits, L'UNEF estime donc que "la réaction policière a été disproportionnée et injustifiée à l'encontre de manifestants venus défendre leurs droits pacifiquement".

Le syndicat étudiant parle même de "provocations des forces de l'ordre (...) qui ont contribué à mettre en danger nombre de manifestants et participé à déstabiliser l'organisation de la manifestation".

Et la liste des griefs est longue puisque les étudiants mobilisés condamnent aussi "la décision arbitraire du Préfet de faire évacuer le Parc Mistral, alors que plusieurs événements festifs, pacifiques, et d'éducation populaire y étaient prévus jusqu'à minuit et avaient préalablement été autorisés". 

Et de juger cet épisode "comme une entrave intolérable au droit de manifester". Les jeunes mobilisés, -qui n'étaient plus que 200-, ont été délogés par les CRS vers 18h30.

 
L'UNEF Grenoble dit s'engager "dans la poursuite de la mobilisation, jusqu'au retrait". Un blocage du campus est notamment prévu ce vendredi 1er avril.

Ce jeudi, la présidente de l'université Grenoble-Alpes avait décidé de "suspendre les cours", "à titre exceptionnel" pour "ne pas pénaliser les étudiants qui souhaitent participer aux différentes actions".