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À Montluçon, l'engouement des jeunes pour servir dans la gendarmerie

À l'école de gendarmerie de Montluçon, la nouvelle promotion d'élèves réservistes fait partie de cette génération qui a souhaité s'engager suite aux récents attentats terroristes. En raison de ces malheureux événements, l'engouement pour servir dans la future « garde nationale » ne cesse de grandir.
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À Montluçon, la sécurité nationale suscite des vocations ©France 3 Auvergne
Le tir à sept mètres à balles réelles est la partie la plus symbolique de la formation de réserviste. Un à un, les stagiaires vident leurs chargeurs sur les cibles. Si la plupart sortent satisfaits de cette expérience, elle se révèle être un déclencheur pour d’autres. À ce moment, certains élèves constatent qu'être réserviste ne leur convient pas.
 
Ils étaient quatre-vingts au départ, ils sont 73 aujourd'hui. La majorité sont des jeunes gens encore étudiants ou lycéens, comme cette élève qui a choisi d'être réserviste après sa JAPD, la journée d'appel à la défense et à la citoyenneté.
 
« Là-bas, ils ont dit que l’on pouvait commencer à partir de 17 ans. Je me suis renseignée au point information jeunesse de Désertines. De là, j’ai commencé à m’inscrire, il y a plein de formulaires à remplir. Ensuite, on est intégré après une série de tests psychotechniques. »
 

Un recrutement qui ne tarie pas

Des cours de secourisme sont prodigués aux stagiaires. Logique : un gendarme doit savoir défendre et aider les populations.
 
« Au quotidien, [les réservistes] peuvent être appelés à intervenir sur des accidents, et donc être les premiers à prodiguer des gestes de secours, fait remarquer l’adjudant-Chef Cédric Bernardeau, en charge du cours de secourisme. Également dans leur vie civile, ils peuvent intervenir chez eux, dans le cas de personnes qui s’étouffent ou font des hémorragies ».
 
A l'école de gendarmerie de Montluçon, les formations vont se poursuivre à un rythme soutenu pendant au moins les 18 prochains mois. Une fois diplômés, les réservistes suivront d'autres formations plus théoriques, notamment en droit.
 
Directeur de la formation, le chef d’escadron Frédéric Minet présente les objectifs du recrutement. « En ce qui concerne l’ancienne région Auvergne, il y a une volonté d’arriver à un objectif de 897 réservistes pour 2018, décrit-il. On s’inscrit dans le cadre de cette montée en puissance. Cette année, des formations complémentaires ont été organisées de manière à pouvoir atteindre cet objectif ».
 
Cet objectif coïncide avec la volonté du gouvernement actuel de créer une « garde nationale », un vivier réunissant les réservistes de la police et de la gendarmerie. D'ici 2018, le ministère de la Défense veut faire passer le nombre de réservistes de 63 000 à 82 000. Soit une augmentation de 30%.
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