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Obsolescence programmée : un homme politique de Genève porte plainte contre Apple pour escroquerie

Photo d'illustration. / © ROSLAN RAHMAN / AFP
Photo d'illustration. / © ROSLAN RAHMAN / AFP

Un homme politique suisse vient de porter plainte contre Apple pour escroquerie. Il accuse la firme la firme américaine de limiter la durée de vie de ses téléphones et souhaite que son pays légifère contre la pratique de l'obsolescence programmée.

Par Yann Gonon

C'est le journal La Tribune de Genève qui rapporte l'histoire. Un homme politique suisse, vient de déposer plainte contre Apple qu'il accuse d'escroquerie. Selon Thomas Putallaz, la firme américaine programme la fin de vie de ses téléphones. Il souhaite que la Suisse légifère en la matière, comme l'a déjà fait la France.

"Je n’accepte pas les excuses présentées par Apple" déclare Thomas Putallaz dans la Tribune de Genève. Le 28 décembre dernier, la firme "à la pomme" avait admis brider les performances d'anciens Iphone pour faire face à l'usure des batteries comme le rapporte le journal Le Monde.

Un procédé jugé inacceptable par le candidat du Parti démocrate chrétien (PDC) à l’élection au Grand Conseil genevois. Il détaille les raisons de la plainte déposée auprès du procureur général de la Confédération sur son blog et sur sa page Facebook.

"C'est gentil, de s'excuser auprès des "pigeons" qui ont dépensé plus de 1000 (Francs suisses) pour un appareil qui va être affaibli volontairement par son fabricant ! Personnellement, je ne vais m'en contenter" écrit Thomas Putallaz.

Au delà de sa plainte, Thomas Putallaz espère ouvrir le débat sur le plan "politique" : "je vais mener bataille pour que "l'obsolescence programmée" soit considérée comme un délit pénal. Il faut combattre ce fléau qui pille nos ressources. Ceci est insoutenable tant sur le plan environnemental qu'économique".

"L’obsolescence programmée n’est pas considérée comme un délit pénal en Suisse"
rappelle la Tribune de Genève. En France, la législation sanctionne cette pratique depuis août 2015 d'une peine de 2 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.


 

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