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Glyphosate: la fille d'une victime témoigne

A l'heure où l'on annonce un nouveau report de la décision de l'Union Européenne sur l'avenir du glyphosate, une cantalienne dénonce l'usage des pesticides, responsable de la mort de son père en février 2016.
Elise Aucouturier a perdu son père en février 2016. Ce dernier, exploitant agricole dans l'Allier, élevait des charolaises et cultivait 20 hectares de céréales. Il est mort des suites d'un cancer, le lymphome, et sa maladie avait été reconnue maladie professionnelle due aux pesticides dont le glyphosate. 

Un an et demi plus tard, Elise s'insurge contre l'usage de ces pesticides qui ont tué son père: "Quand on roule vite, on sait qu'on peut avoir un accident mais quand on fait notre travail, avec des pratiques qui nous semblent bonnes, on ne peut pas intégrer qu'on tombe malade à cause de ça!" 

Du gâchis, c'est le mot qui est venu aux lèvres d'Elise quand son père est mort à l'âge de 58 ans, d'un cancer du système lymphatique. Il avait repris la ferme familiale dans sa jeunesse et ultilisé les pesticides pendant des années, en toute confiance, sans se douter qu'ils nuisaient à sa santé. 

Sa fille veut aujourd'hui faire interdire le glyphosate. C'est pour ça qu'elle se bat aujourd'hui: "J'aimerais qu'il ne soit pas décédé pour rien, qu'on entende les victimes, qu'on les croie." 

Mais son combat ne va pas être facile même si le glyphosate, herbicide le plus fréquemment utilisé dans le monde a été classé comme "cancérogène probable" en mars 2015 par le Centre internationnal de recherche sur le cancer (Circ), agence dépendant de l'organisation mondiale de la santé (OMS).
durée de la vidéo: 01 min 41
La fille d'un agriculteur se bat contre les pesticides qui ont tué son père



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