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Pollution : les habitants de Lyon, Grenoble, de la vallée du Rhône et des Savoies trop exposés aux particules fines

© Philippe Juste
© Philippe Juste

Selon Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, l’année 2018 confirme la tendance à l’amélioration de la qualité de l’air sur la région. Mais certains territoires restent encore trop exposés. Aux particules fines notamment. Sans oublier une forte hausse de l'ozone. 

Par JCP

Atmo AURA est l’observatoire agréé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire, pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes.

Dans son dernier rapport sur la qualité de l’air dans notre région,  Atmo AURA confirme pour l'année 2018 la tendance à l’amélioration de la qualité de l’air sur la région.
 

Les efforts d'amélioration doivent encore se poursuivre


Les valeurs limites imposées par la réglementation pour les particules PM10 et PM2,5 sont respectées pour la deuxième année consécutive. Ces particules, en suspension dans l'air, appelées aussi "poussières", proviennent de la combustion du bois, charbon, pétrole, du transport routier, des activités industrielles. 

Mais l’ozone et le dioxyde d’azote restent deux polluants à surveiller. Des dépassements des valeurs fixées par la réglementation pour le dioxyde d’azote, essentiellement sur des zones à proximité du trafic, sont encore constatés.

L’ozone, polluant secondaire estival, est également fortement présent et en augmentation constante depuis une dizaine d’année (+27%) sur une grande partie de l’Est de la région et sur les zones d’altitude.

Plus de 2,6 millions d’habitants de la région sont trop exposés à ce polluant. Pour résumer, cette tendance à l’amélioration de la qualité de l’air d’un point de vue réglementaire ne doit pas occulter la nécessité de poursuivre les efforts tant individuels que collectifs.
 
© AtmoAURA
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La population de la région est encore trop exposée aux particules fines


Près de la moitié de la population régionale (42%) demeure trop exposée aux particules fines (PM2,5) au regard des seuils sanitaires préconisés par l’OMS, soit plus de 3 millions d’habitants.

Les territoires de la région les plus touchés sont : le Rhône (Lyon), l’Isère (Grenoble), l’Ain, la Savoie, la Haute-Savoie, la Drôme et l’Ardèche (axe de la vallée du Rhône).
 

L'ozone en forte hausse 


En outre l’ozone connait une forte hausse sur ces deux dernières années. Il reste donc des enjeux sanitaires, d’autant plus difficiles à relever qu’il s’agit d’un polluant secondaire, donc non émis par une source.

Cette augmentation est à mettre en regard du changement climatique. En effet, en 2018, les mois de juin et août ont été les plus chauds jamais enregistrés par Météo-France après ceux de 2003.

Ces conditions météorologiques sont particulièrement favorables à la formation de ce polluant. Les efforts de réduction des émissions polluantes tant individuels que collectifs et dans tous les secteurs d’activité sont donc à poursuivre.
 
© AtmoAURA
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Dans la métropole lyonnaise 


Même si les niveaux des différents polluants diminuent en 2018, le territoire du Rhône reste concerné par des problèmes réglementaires : dépassement de la valeur limite annuelle en Dioxyde d'azote (NO²), principalement sur la Métropole de Lyon aux abords des voiries principales. 13 700 personnes y furent exposées sur le Rhône (dont 13 400 habitants dans la métropole de Lyon).

Dépassement également de la valeur cible pour la santé en Ozone 0³ (en zones de fond périurbain et rural) : 75 000 personnes exposées sur le Rhône (48 000 dans la métropole de Lyon)

Par ailleurs, une partie de la population du Rhône reste exposée à des niveaux de particules supérieurs aux valeurs recommandées par l’OMS : 162 000 habitants pour les PM10 (niveaux >20 µg/m3 en moyenne annuelle), 1 400 000 habitants pour les "particules fines" PM2,5 (niveaux >10 µg/m3 en moyenne annuelle). La grande majorité de ces personnes résident dans la métropole lyonnaise.
 
© AtmoAURA
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En Isère


En 2018, la situation tend à s’améliorer, mais reste encore très sensible. Pour le Dioxyde d’azote (NO²), sur l’ensemble du département, 1 000 personnes vivants aux abords directs des axes routiers ont été exposées à des concentrations supérieures à la valeur réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Pour les particules PM10, 14 200 personnes ont été exposées à des niveaux supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS, principalement sur l’agglomération grenobloise, et il faut noter que les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil sur plusieurs autres zones du département.

Pour les particules fines PM2,5, plus de la moitié des habitants de l’Isère restent exposés à un dépassement du seuil préconisé par l’OMS (55,5% soit 695 000 personnes).

L’exposition des populations est plus marquée dans les grandes agglomérations comme Grenoble ou Vienne.

Pour l’Ozone (O³), 907 000 isérois (72,5%) ont été exposés à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé. Les zones les plus exposées sont les territoires ruraux et les milieux périurbains.
 
© AtmoAURA
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Haute-Savoie


En 2018, la qualité de l’air continue de s’améliorer globalement. Cependant, une partie de la population demeure exposée sur le département. Pour le Dioxyde d’azote (NO²), 500 habitants du département ont été exposés, en proximité routière, à des concentrations supérieures à la valeur réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Pour les particules PM10, 12 200 personnes ont été exposées à un dépassement du seuil préconisé par l’OMS. Sachant par ailleurs que les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil autour des grandes agglomérations et des axes routiers.

Pour les particules fines PM2,5, plus de la moitié des habitants (56,7%, env. 450 000 personnes) ont été exposés à des niveaux au-dessus de la recommandation de l’OMS.

Et pour l’Ozone (O³), 350 000 habitants (44% du département) restent exposés à des niveaux d’ozone qui dépassent la valeur cible pour la santé.
 
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Loire


A l’instar du territoire régional, la qualité de l’air s’améliore globalement, mais reste sensible.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), les abords directs des axes routiers restent problématiques, en particulier dans la vallée du Gier. Sur l’ensemble du département, 700 personnes ont été exposées à des concentrations supérieures à la valeur limite réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Pour les particules PM10, le nombre de personnes exposées à des niveaux strictement supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS est faible (100 personnes), mais il faut noter qu’autour de l’agglomération stéphanoise et des axes routiers, les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil.

Pour les particules fines PM2,5, près de 30 000 personnes (3,8% de la population du département) ont été exposées à un dépassement du seuil préconisé par l’OMS.

Et pour l’Ozone (O³), 26 000 habitants du département ont été exposés à des niveaux d’ozone qui dépassent la valeur cible pour la santé (3,5% de la population du département).
 
© AtmoAURA
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Puy de Dôme


En 2018, les valeurs réglementaires sont respectées globalement sur tout le département.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), environ 1000 personnes vivants aux abords directs des axes routiers sont exposées à des niveaux supérieurs à la valeur limite réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Pour les particules PM10, le nombre de personnes exposées à des niveaux strictement supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS est faible (200 personnes), mais il faut noter qu’autour de l’agglomération clermontoise et des axes routiers, les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil.

Pour les particules fines PM2,5, presque 20 000 personnes restent soumises à des niveaux susceptibles d’impacter leur santé.

Concernant l’Ozone (O³), peu de personnes sont exposées à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé (200 habitants), mais la situation reste sensible sur les zones d’altitude.
 
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Ain


En 2018, dans l’Ain comme sur le reste de la région, la qualité de l’air s’améliore.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), le long des axes routiers majeurs, 300 habitants du département subissent encore des niveaux supérieurs à la valeur réglementaire en vigueur (qui est égale au seuil OMS).

Pour les particules PM10, le nombre de personnes exposées à des niveaux strictement supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS est faible (100 personnes), mais il faut noter qu’autour des grandes agglomérations et des axes routiers, les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil.

Pour les particules fines PM2,5, 98 000 personnes (15,6%) sont exposées à des niveaux au-dessus de la recommandation de l’OMS.

Pour l’Ozone (O³), deux tiers de la population du département (66,5%, soit 420 000 habitants) restent exposés à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé.
 
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Drôme


En 2018, dans la Drôme comme sur le reste de la région, la qualité de l’air s’améliore.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), 400 habitants du département, notamment en vallée du Rhône le long des axes routiers majeurs, subissent encore des niveaux de concentrations supérieurs à la valeur réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Concernant les particules PM10, le nombre de personnes exposées à des niveaux strictement supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS est faible (600 personnes), mais il faut noter que sur l’axe de la vallée du Rhône, les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil.

Concernant les particules fines PM2,5, près de deux tiers des habitants du département (62.4% soit 315 000 personnes) sont exposées à des niveaux supérieurs à la recommandation de l’OMS.

Enfin, pour l’Ozone (0³), presque toute la population du département (97,3%, soit 490 000 habitants) reste exposée à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé.
 
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Savoie


En 2018, comme sur le reste de la région, la qualité de l’air en Savoie s’améliore globalement et durablement.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²) le long des axes routiers majeurs, 300 habitants du département subissent encore des niveaux de concentrations supérieurs à la valeur réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Pour les particules PM10, le nombre de personnes exposées à des niveaux strictement supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS est faible (100 personnes), mais il faut noter qu’autour de l’agglomération chambérienne et des axes routiers, les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil.

Pour les particules PM2,5, à l’échelle de la Savoie, près de la moitié des habitants (43,6% soit 186 000 personnes) sont exposés à des niveaux au-dessus de la recommandation de l’OMS.

Pour l’Ozone (O³), un peu plus de 40% de la population du département (177 000 habitants) restent exposés à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé.
 
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Allier


En 2018, dans l’Allier, la qualité de l’air continue de s’améliorer et la population est très peu exposée aux polluants réglementaires.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), comme partout, les abords directs des axes routiers peuvent rester problématiques, même si la réglementation n’est pratiquement pas dépassée sur ce département : 200 habitants subissent encore des niveaux de concentrations supérieurs à la valeur limite réglementaire en vigueur (qui est égale au seuil OMS).

Concernant les particules PM10, aucune personne n’a été exposée à des niveaux supérieurs à la valeur limite réglementaire et une centaine de personnes reste exposée à la valeur recommandée de l’OMS.

Concernant les particules fines PM2,5, 23 000 personnes (6,8% du département) ont été exposées à des niveaux supérieurs à la recommandation de l’OMS.

Pour l’Ozone (0³), aucune personne n’a été exposée à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé.
 
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Ardèche


En 2018, en Ardèche comme sur le reste de la région, la qualité de l’air s’améliore.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), le long des axes routiers majeurs (en vallée du Rhône), 200 habitants du département subissent encore des niveaux de concentrations supérieurs à la valeur limite réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Pour les particules PM10, le nombre de personnes exposées à des niveaux strictement supérieurs à la valeur recommandée de l’OMS est faible (100 personnes), mais il faut noter que sur l’axe de la vallée du Rhône, les niveaux de PM10 flirtent souvent avec ce seuil.

Concernant les particules fines PM2,5, un tiers des habitants du département (33,3% soit 108 000 personnes) sont exposées à des niveaux supérieurs à la recommandation de l’OMS.

Enfin, pour l’Ozone (O³), deux tiers de la population du département (65,8%, soit 213 000 habitants) reste exposée à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé.
 
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Haute-Loire


En 2018, en Haute-Loire, la qualité de l’air continue de s’améliorer et la population est globalement très peu exposée aux polluants réglementaires.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), comme partout, les abords directs des axes routiers peuvent rester problématiques, même si la réglementation n’est pratiquement pas dépassée sur ce département : une centaine d’habitants subissent encore des niveaux de concentrations en dioxyde d’azote supérieurs à la valeur limite réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Concernant les particules PM10 et PM2,5, aucune personne n’a été exposée à des niveaux supérieurs à la valeur limite réglementaire et pratiquement aucune à la valeur recommandée de l’OMS (seulement une centaine de personnes exposées au-dessus de la valeur OMS pour les PM2,5).

Concernant l’Ozone (O³), aucune personne n’a été exposée à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé, même si l’est du département, à la frontière avec l’Ardèche, peut rester sensible sur des zones d’altitude.
 
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Cantal


En 2018, dans le Cantal, la qualité de l’air continue de s’améliorer et la population est très peu exposée aux polluants réglementaires.

Pour le Dioxyde d’azote (NO²), comme partout, les abords directs des axes routiers peuvent rester problématiques, même si la réglementation n’est pratiquement pas dépassée sur ce département : une centaine d’habitants subissent encore des niveaux de concentrations supérieurs à la valeur limite réglementaire (qui est égale au seuil OMS).

Concernant les particules PM10 et PM2,5, aucune personne n’a été exposée à des niveaux supérieurs à la valeur limite réglementaire et pratiquement aucune à la valeur recommandée de l’OMS (seulement une centaine de personnes exposées au-dessus de la valeur OMS pour les PM2,5).

Concernant l’Ozone (O³), aucune personne n’a été exposée à des niveaux qui dépassent la valeur cible pour la santé, même si la partie centrale du département reste sensible sur des zones d’altitude.
 
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