Chevaux mutilés : un numéro vert mis en place pour aider les propriétaires

Mercredi 9 septembre, le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a annoncé la mise en place d’un numéro vert pour répondre aux propriétaires de chevaux après les attaques qui se multiplient en France. Dans le Puy-de-Dôme, les propriétaires restent inquiets.
 

Une jument a été retrouvée morte et mutilée dans un pré à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal, samedi 5 septembre.
Une jument a été retrouvée morte et mutilée dans un pré à Riom-ès-Montagnes dans le Cantal, samedi 5 septembre. © L. Théodore / FTV
Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a annoncé mercredi 9 septembre la mise en place d’un numéro vert afin de répondre aux propriétaires d’équidés après la multiplication de cas de chevaux mutilés. "Face à ce sentiment de peur (...) j'ai décidé de mettre en place une équipe d'une quinzaine de personnes, des spécialistes de l'Institut français du cheval qui aujourd'hui, à partir de ce matin, seront à la disposition des propriétaires de chevaux", a déclaré le ministre. Il a ajouté : "Ce sont des spécialistes qui non seulement connaissent très bien les questions liées aux chevaux et qui en plus ont été particulièrement formés pour répondre à toutes les questions". Ils sont joignables au 0 800 738 908 de 9h à 17h.

C’est bien si c’est suivi d’effets

Cette annonce satisfait en partie la présidente de l’Association des éleveurs de chevaux et de poneys du Puy-de-Dôme. Sarah Marteau indique : « C’est bien si c’est suivi d’effets, si c’est vraiment mis en place. Ca ne doit pas juste rester une annonce pour calmer les esprits ». La présidente rappelle que les propriétaires de chevaux sont très inquiets. Elle affirme : « Aujourd’hui les choses font peur. Les gens sont excédés et il y a des tours de garde qui se mettent en place. Les éleveurs se regroupent. J’ai peur des dérives. A un moment un accident va arriver. Je crains que ça ne se finisse mal ».

Des conseils de prudence

La présidente de l’Association des éleveurs de chevaux et de poneys du Puy-de-Dôme rappelle régulièrement à ses membres quelques règles de prudence : « Je leur conseille d’éviter de mettre les chevaux dans des endroits isolés, de les placer plutôt près des bâtiments. Je les incite à avoir recours à des chiens de protection. Je recommande surtout de ne pas se faire justice soi-même ». Sur près de la moitié du territoire français, plus de 150 enquêtes ont été ouvertes pour des cas de mutilation de chevaux. En Auvergne, une jument a été retrouvée morte et mutilée dans le Cantal le samedi 5 septembre. Fin août, une ponette avait été retrouvée dans le même état dans l’Allier. Dans l'Ain, un cas similaire a aussi été découvert début septembre.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers animaux nature