Aurélien Panis vainqueur d'un Trophée Andros 100% électrique lors d'un final sans neige à Super-Besse

Le pilote grenoblois a été sacré vainqueur du Trophée Andros après un final contre Sébastien Loeb à Super-Besse (Puy-de-Dôme) sur un circuit sans neige et à bord, pour la première fois, de véhicules 100% électriques.

Pour la première fois, les spectateurs du rallye ont été témoin d'une course silencieuse et sans glace au Super-Besse, samedi 1er février
Pour la première fois, les spectateurs du rallye ont été témoin d'une course silencieuse et sans glace au Super-Besse, samedi 1er février © D. Bert / FTV
Un circuit sans neige, sur lequel les voitures thermiques ont été remplacées par des voitures électriques. C'est un spectacle différent, teinté de changement climatique, qu'a présenté le Trophée Andros samedi 1er février lors du final à Super-Besse, dans le Puy-de-Dôme. 

C'est Aurélien Panis, pilote grenoblois, qui s'est imposé lors d'un duel avec le nonuple champion du monde des rallyes, Sébastien Loeb. 
 


Des sensations différentes en électrique


C'est le premier Trophée Andros disputé uniquement avec des véhicules à technologie électrique. Des sensations différentes pour les pilotes, selon Sébastien Loeb. 
 

Le fait d’être passé à l’électrique, c’est plus efficace, on peut se permettre de bloquer les routes, ça ne calle pas le moteur, on n'a pas besoin de changer le rapport, il y a du couple tout le temps… Les voitures sont plus équilibrées car les masses sont plus centrées vu que le plus gros poids, c’est la batterie, et elle est à côté du pilote. Au niveau pilotage, c'est sympa.
 

Un impression partagée par le pilote clermontois Nathanaël Berthon, malheureusement arrivé en quatrième position ce samedi et sixième au classement général.
 

C'est vrai qu'on a beaucoup plus de puissance qui vient tout de suite, donc il y a une gestion qui est un peu différente, mais en soi, ça se pilote comme une voiture normale. Après, moi j’aime bien quand il y a du bruit, et là il n’y a pas forcément. Au niveau technique, on entend moins le patinage… mais après il faut s’y faire, c’est pour tout le monde pareil. En tout cas on va plus vite, donc c’est positif.
 

Conditions météo difficiles


Les organisateurs ont dû être ingénieux face à une météo capricieuse pour un rallye habituellement disputé sur neige ou sur glace. À cause des températures trop douces et de la pluie, le tapis de neige placé sur la piste a du être retiré, explique Max Mamers.
 

Selon le règlement, pour que le circuit puisse avoir lieu en version neige, il faut qu’au début de l’épreuve il soit blanc, de glace ou de neige. Il a donc fallu que l’on mette de la neige (un tapis de 3 à 4 cm, ndlr). On a pensé qu’elle serait un peu dure et qu’elle partirait au fil des tours. Mais comme elle était très molle à cause de la pluie, on a dû l’enlever.
 

Une situation rarissime selon l'organisateur, qui a fait face à cette situation deux fois en 31 ans, dans les Vosges. L'absence de neige, finalement ratissée et entassée sur les côtés, n'a pas empêché Sébastien Loeb de s'amuser.
 

Le fait qu’il n’y ait pas de glace, ça nous impose de rouler plutôt propre, donc c’est moins spectaculaire de l’extérieur, par contre ça va plus vite parce qu’il y a plus d’adhérence, donc on s’amuse quand même.
 

Le spectacle offert aux amateurs et amatrices de rallye était donc bien différent de celui auquel ils sont habitués. Certains ont regretté "une ambiance bien différente" sans neige. D'autres ont déploré le manque de bruit, tout en saluant la performance remarquable des voitures. "C'est quand même toujours aussi beau à regarder", conclut l'un d'entre eux.
 
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