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Clermont-Ferrand : du sport au travail pour augmenter les performances des salariés

Des séances de sport pour les agents de la CPAM
Depuis septembre 2016, la CPAM – en partenariat avec l’ASM omnisport - propose aux agents localisés au siège des séances encadrées par des coaches, en dehors des heures de travail. Intervenants : Delphine Duterne, technicienne de prestations à la CPAM 63 ; Christine Mathieu, chargée de mission « lutte contre la fraude » à la CPAM 63 ; Christian Fabre, directeur de la CPAM 63 ; Pascal Thibault, président de l’ASM Omnisport. - France 3 Auvergne - Reportage : Sandrine Montero et Jean Jazeix. Montage : Magali Canuto.

La CPAM du Puy-de-Dôme a signé le 1er décembre une convention de partenariat avec l'ASM Omnisports, afin de favoriser la santé et le bien-être des salariés. Depuis septembre 2016, l'entreprise propose à ces agents des séances encadrées par des coaches, en dehors des heures de travail.

Par Valentin Pasquier

C’est la pause de midi. Tandis que leurs collègues partent déjeuner, certains agents localisés au siège de la CPAM du Puy-de-Dôme enfilent des survêtements et s’allongent sur des tapis de mousse dans un bureau vide.
 
Aujourd’hui, c'est séance de Body Relax, un mélange de stretching et de yoga. « On gagne en souplesse », confie Delphine Duterne, employée à la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM). Elle a arrêté les activités sportives il y 3 ans et est visiblement enchantée de reprendre pendant sa journée de travail. « Ça permet de souffler un petit peu pendant une heure et de recommencer le travail de façon plus détendue ».


Un coaching sur le lieu de travail

Ce programme sportif a été élaboré avec le personnel de la CPAM, en partenariat avec l’ASM omnisport. Deux objectifs étaient déterminants pour l’entreprise : la proximité avec lieu de travail, et un coaching régulier. Deux salles de sports ont finalement été mises à disposition dans le nouveau bâtiment de la CPAM, où exercent les entraîneurs de l’ASM.
 
 « Si vous avez un programme réalisé par des professionnels, ça se passe bien. Si vous faites ça de manière désordonné, vous pouvez vous faire mal ou vous écœurer, » conseille Pascal Thibault, le président de l’association sportive clermontoise. Pour bénéficier du service, chaque participant paye de sa poche 130 € annuels. Le reste est pris en charge par l’employeur et le comité d’entreprise.
 
Ce service « à domicile » est  une première pour le club, qui propose déjà ce programme aux ouvriers de Michelin depuis 7 ans. Les 1 400 employés participant déjà au programme disent observer chez eux une meilleure qualité de sommeil et des maux de dos moins fréquents.
Le président de l'ASM Pascal Thibault teste les machines de la salle de sport de la CPAM du Puy-de-Dôme, en compagnie de son directeur Christian Fabre (à droite). / © Sandrine Montero
Le président de l'ASM Pascal Thibault teste les machines de la salle de sport de la CPAM du Puy-de-Dôme, en compagnie de son directeur Christian Fabre (à droite). / © Sandrine Montero


Améliorer la santé et la cohésion des salariés

En plus du bien-être du personnel, les cours de sport entraînent aussi de développer une meilleure cohésion chez les employés du site. « Ça permet de rencontrer des gens que je n’avais pas l’occasion de côtoyer, dans un climat très convivial, indique Christine Mathieu, une salariée. Après, ça me permet d’entrer en contact plus facilement, de créer un réseau ».
 
« On est persuadés que la performance de l’entreprise est liée aux performances des salariés dans leur travail, » ajoute Christian Fabre, le directeur de l’entreprise, qui accueille aussi, régulièrements des conférences sur la santé, le dépistage du cancer ou de la grippe.
 
Mais ce programme sportif a-t-il réellement un impact sur la santé des salariés ? La CPAM et l’ASM collaborent justement à une étude réalisée par le professeur Martine Duclos du CHU de Clermont-Ferrand. Le médecin suit, sur une durée d’un an, un échantillon de salariés pratiquants, pour comparer leur état de santé à ceux qui ne prennent pas part aux cours de sport.
 
Depuis septembre 2016, sur les 450 agents présents au siège, une cinquantaine a adhéré au dispositif, soit 12 % des effectifs. À terme, la CPAM du Puy-de-Dôme espère atteindre au moins 20 % de pratiquants, avec au moins 80% de fidélité d’une année sur l’autre.

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