Entre les salles désertées et les sorties repoussées, c’est un été difficile pour les cinémas. A Clermont-Ferrand, comme d'autres villes d'Auvergne, la fréquentation est en berne depuis le déconfinement. La principale raison : aucun block buster américain.
Quand le mercure grimpe, nombreux généralement partent en quête de fraîcheur. Mais celle des salles obscures n'a pas la cote, en ce moment, en Auvergne. Un mois après leur réouverture, suite au confinement lié à l’épidémie de COVID 19, la fréquentation des cinémas est loin d'être au beau fixe. Certains fonctionnent même à perte.
A Clermont-Ferrand, le cinéma situé place de Jaude diffuse actuellement 7 films. Les spectateurs ne sont pas nombreux. Dimanche 26 juillet, seulement une dizaine de spectateurs ont acheté leur billet pour les séances du début d'après-midi. "C’est important quand même pour relancer l’économie que ce soit la culture ou l’industrie" explique un client. Puis il ajoute "Cela m’a vraiment manqué, pendant le confinement, j’ai regardé des films sur internet". Un autre client d’ajouter : "En ce moment, il n’y a pas grand-chose à l’affiche".
Une programmation trop restreinte
La fréquentation a baissé de 70% par rapport à la même période l'an dernier. Alors plus de la moitié des salariés alternent travail et chômage partiel. Virginie Nadal, adjointe de direction du cinéma Le Paris explique : "L’année dernière nous avions le Roi Lion. Il n’y a rien de comparable cette année, à cause de l’épidémie de COVID 19. Cette année, il y a des films français, qui sont très bien mais nous attendons quelques films américains et des films pour enfants surtout".Même constat dans les autres établissements. Le cinéma d'art et d'essai aussi souffre d’une chute de fréquentation. En cause également une programmation trop restreinte. Audrey Patin, adjointe de direction du cinéma Le Capitole et Jaude indique qu’elle a baissé d’environ 60% par rapport à l’an dernier. Elle souligne : "Certaines sorties ont été repoussées, d’autres sont sorties en VOD sur plateforme. On n’a pas énormément de nouveautés. Nous avons même repris des films qui étaient déjà à l’affiche au mois de mars pour débuter. Les sorties arrivent vraiment au compte-goutte". Mais ce n’est pas l’unique raison selon elle. Audrey Patin précise également : "Quand on sort du confinement, je pense que l’on a envie de profiter du beau temps et que le cinéma n’est peut-être pas la priorité, en tout cas ces deux mois, de juillet et d’août".
Les responsables des salles de cinéma espèrent sortir de l'obscurité rapidement et misent sur une reprise d'activité à la rentrée de septembre.