Clermont-Ferrand : Greenpeace s’oppose à la reprise des vols Clermont-Orly

Les vols reliant Clermont-Ferrand à Paris-Orly reprennent ce lundi 14 septembre, après un arrêt de plusieurs mois. Cette nouvelle n’est pas du goût de l’ONG Greenpeace. Les militants de Clermont-Ferrand ont mené une action de protestation ce lundi à 6h30 à l'aéroport d'Aulnat.

A l'aéroport de Clermont-Ferrand, des militants de Greenpeace ont manifesté contre la réouverture de la ligne aérienne Clermont-Orly.
A l'aéroport de Clermont-Ferrand, des militants de Greenpeace ont manifesté contre la réouverture de la ligne aérienne Clermont-Orly. © Greenpeace Clermont-Ferrand
La reprise des vols Clermont-Ferrand – Paris Orly a commencé ce lundi 14 septembre. Très attendue par les pouvoirs publics locaux, cette nouvelle n’a pourtant pas réjouit les militants de l’ONG écologiste Greenpeace. Certains membres locaux se sont rassemblés tôt ce lundi matin, aux alentours de 6h30, pour mener une action symbolique à l'aéroport d'Aulnat. Munis de pancartes affichant des slogans tels que « Avion ou climat on n’a plus le choix », une douzaine de militants ont attendu le décollage du premier avion, ce mode de transport jugé trop polluant pour des liaisons nationales : « Un seul vol Clermont-Paris représente une émission de gaz à effet de serre équivalente à 50 à 100 fois celle du même trajet en train, pour un gain de temps porte à porte négligeable si l’on prend en compte les temps de trajet cœur de ville/aéroports et d’embarquement. Ce vol est pourtant substituable par un trajet en train d’environ 3h30, et potentiellement plus rapide », dénonce l’ONG dans un communiqué. En effet, le bilan carbone de ce trajet en train est de 2,2kg de CO2 par personne en Intercités, selon la SNCF. Le même trajet en avion produit entre 161kg et 220 kg de CO2 par personne pour un vol affaires et entre 100 et 125kg pour un vol éco, selon MyClimate.

Cesser les vols pour des trajets pouvant être faits en train                                                

Pour les militants, l’objectif de cette action n’était pas de bloquer les avions, mais de protester contre une ligne jugée « pas indispensable » : « On dénonce une attitude des élus locaux qui ne veulent pas qu’on supprime des avions chez eux et qui parlent d’écologie. Ce qu’il faudrait faire, c’est mettre de l’argent en quantité suffisante dans les lignes ferroviaires et accélérer les investissements prévus. On peut imaginer aussi des vols de rabattement pour les gens qui veulent prendre un long courrier remplacés par des trains qui arrivent directement à l’aéroport, comme cela se fait en Autriche », explique Etienne Boudon, référent Campagne Transports du groupe local de Greenpeace de Clermont-Ferrand. Cette mobilisation intervient dans le cadre d’une campagne nationale de l’ONG, qui commencera le 3 octobre. Cette campagne a pour but de promouvoir une mutation dans le secteur des transports, qui vise à supprimer les vols domestiques substituables par des trajets en train, quand ceux-ci prennent moins de 5 à 6 heures. Cette campagne commencera le 3 octobre prochain.
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