Clermont-Ferrand : inquiets pour leur avenir, des salariés de Hop ! manifestent à l'aéroport

Des salariés du centre de maintenance de Hop ! à Clermont-Ferrand manifestent ce vendredi 10 juillet, avant l’arrivée du dirigeant de la société Pierre-Olivier Bandet sur le site de l'aéroport d'Aulnat. Après le plan de relance annoncé par Air France, ils craignent pour les emplois.

A l'aéroport d'Aulnat, près de Clermont-Ferrand, environ 200 personnes manifestent ce vendredi 10 juillet contre le plan de restructuration annoncé par Air France.
A l'aéroport d'Aulnat, près de Clermont-Ferrand, environ 200 personnes manifestent ce vendredi 10 juillet contre le plan de restructuration annoncé par Air France. © C.Genet / FTV
A Clermont-Ferrand, sur le site d’Aulnat, ils sont près de 200 à avoir répondu à l’appel à manifester lancé par 3 syndicats : la CFDT, la CGT et l’UNSA. Ils protestent ce vendredi 10 juillet contre l’annonce du groupe Air France de la suppression de 49 postes au sein du centre de maintenance clermontois, géré par la filiale Hop ! de la compagnie aérienne. « C’est un plan de déstructuration progressive qui nous a été annoncé. Nous demandons une renationalisation de la compagnie aérienne, des mesures de chômage partiel longue durée et un maintien du maillage territorial », explique Joël Rondel, secrétaire du comité social et économique, basé à Clermont-Ferrand.

Le directeur en visite à Clermont-Ferrand

Le dirigeant de Hop ! Pierre-Olivier Bandet est en visite ce vendredi à l’aéroport, et les manifestants ont souhaité lui faire passer un message. Sur le parcours prévu, des véhicules utilisés par les salariés du centre ont été disposés, ainsi que des bâches portant l’inscription « 2013 : 100 avions, 3 200 salariés – 2020 : 30 avions, 2 300 salariés - 2023 ? », accompagnée d’une croix. « On veut lui montrer notre mécontentement », affirme Joël Rondel. Pierre-Olivier Bandet est arrivé vers 15h15 sous les huées des salariés rassemblés. Il est ensuite rentré, suivi par le groupe. Lors d’une réunion à huis-clos, les salariés vont pouvoir échanger avec leur directeur, et ils comptent bien lui « mettre la pression » pour faire bouger les choses. Pierre-Olivier Bandet s'est exprimé au sujet des emplois supprimés au sein du centre de maintenance : « Dans un contexte de crise majeure et dans un contexte où le groupe Air France lutte pour sa survie, il y a aura une réduction d’activité anticipée de la compagnie Hop ! entre maintenant et 2023 qui nous oblige à prendre des décisions difficiles sur le plan des sites de Hop ! et notamment les sites de maintenance. Le site de Clermont Ferrand restera un site important et même le principal site du groupe. Sur ce site, on annoncera, à la fin du mois, une réduction d’effectif qui reste légère par rapport à ce qu’on a dû faire sur d’autres sites en France. » Il a, par ailleurs, confirmé l'arrêt de la ligne Clermont-Orly, justifiant ce choix par le caractère "largement déficitaire" des liaisons Hop! d'Orly.

Quel avenir pour le centre de maintenance ?

En effet, selon les syndicats, la suppression de certaines lignes réduiraient les escales techniques gérées par le centre de maintenance à une trentaine d’avions, alors qu’il en faudrait environ 50 pour atteindre l’équilibre financier. Ils craignent donc que cela ne conduise à une délocalisation progressive de leur activité : « Avec 29 avions, alors que les bâtiments sont prévus pour en accueillir 100, comment voulez-vous qu’on soit rentables ? On est également au fait de projets de sous-traitance pour la maintenance, et on sait aussi que la direction songe à envoyer les vérifications mineures vers Paris. Ca nous inquiète encore plus », ajoute Joël Rondel. Pour lui, il est primordial de garder une compagnie locale pour assurer les lignes intérieures.
 
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