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Clermont-Ferrand : le Planning familial connaît une baisse de sa dotation en préservatifs de plus de 90 %

Le Planning familial de Clermont-Ferrand déplore une baisse cette année de sa dotation en préservatifs. / © JEAN-PIERRE MULLER / AFP
Le Planning familial de Clermont-Ferrand déplore une baisse cette année de sa dotation en préservatifs. / © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

La Planning familial de Clermont-Ferrand va recevoir 1 500 préservatifs pour cette année, contre 18 000 habituellement. Une baisse marquée au plan national, qui s’explique par des décisions de l’Agence Santé publique France.
 

Par Catherine Lopes

Quelque 1 500 préservatifs à distribuer cette année contre 18 000 habituellement. Le coup est rude pour le planning familial de Clermont-Ferrand. Cécile Bruzzese, conseillère conjugale et familiale au Planning familial déplore cette baisse : « C’est l’IREPS (Instance Régionale d’Education et de Promotion Santé) qui nous fournit. Rien que sur le festival Hadra Trance à Vieure, dans l’Allier, on en a distribué 1 500 l’année dernière. Nous nous demandons comment nous allons faire. Nous allons dans les collèges et nous n’allons pas pouvoir donner de préservatifs ».

Une situation nationale

De plus en plus d’associations, dont le Planning familial, ont ainsi vu le nombre de leurs dotations en préservatifs drastiquement diminuer ces derniers mois. La structure a même lancé un blog, intitulé « Capotes, on est à sec », pour alerter le grand public. L’explication à cette baisse, il faut aller la chercher au plan national. Les préservatifs sont fournis par l’Agence Santé publique France et ensuite l’ARS (Agence régionale de Santé) attribue la dotation en préservatifs, via l’IREPS. Léo Calzetta, coordinateur CRIPS au service de l’IREPS de Lyon, affirme : « Je constate que le Planning familial est touché par cette baisse, mais pas seulement. Les centres de dépistage gratuit du VIH et les établissements scolaires le sont aussi. Je n’ai pas toutes les explications mais je constate que les publics prioritaires ont changé ».

Des objectifs revus

Ainsi, le coordinateur explique que jusqu’à 2018 la distribution de préservatifs répondait à un double objectif : l’approvisionnement des personnes vulnérables face au VIH (gays, bisexuels, migrants, toxicomanes, transgenres) et la promotion de l’utilisation du préservatif auprès des 12-25 ans. Léo Calzetta souligne : « Ce deuxième objectif auprès des plus jeunes a disparu. Cela n’engendre que frustration et incompréhension sur le terrain ». Il précise qu’en 2019,  3 000 préservatifs duos (préservatif et gel) et 1 000 préservatifs féminins seront distribués dans le Puy-de-Dôme. Côté Planning familial, on avance que le programme de remboursement des préservatifs pourrait aussi expliquer cette baisse de dotation. « Un élément plausible d’explication » selon Léo Calzetta.

Un budget en baisse

A Clermont-Ferrand, pour faire face à cette baisse de dotation, le Planning familial envisage d’acheter des préservatifs. « Ce n’est pas évident. Notre budget est en baisse. La dotation des plannings familiaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes a baissé de 35 000 euros cette année » déplore Cécile Bruzzese.
 

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