Clermont-Ferrand : pourquoi les manipulateurs en radiologie du CHU sont en grève

A Clermont-Ferrand, les manipulateurs en radiologie du CHU se sont rassemblés devant l'ARS pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur profession. / © M. Van Oudendycke / France 3 Auvergne
A Clermont-Ferrand, les manipulateurs en radiologie du CHU se sont rassemblés devant l'ARS pour réclamer une meilleure reconnaissance de leur profession. / © M. Van Oudendycke / France 3 Auvergne

A Clermont-Ferrand, les manipulateurs en électroradiologie médicale du CHU ont répondu à un appel à la grève ce mardi 21 janvier, dans le cadre d’un mouvement national. Ils se sont rassemblés devant l’Agence Régionale de Santé pour faire entendre leurs revendications.

Par Solenne Barlot

A Clermont-Ferrand, les manipulateurs en électroradiologie médicale du CHU se sont rassemblés devant l’Agence Régionale de Santé (ARS) ce mardi 21 janvier, dans le cadre d’un mouvement de grève nationale. En raison des assignations qui concernent les deux tiers des effectifs, seul une vingtaine de manipulateurs en radiologie étaient présents. Parmi les revendications, une meilleure reconnaissance de la profession : « Notre métier est inconnu, autant au niveau de la population puisqu’on nous prend souvent pour des infirmiers ou des médecins, mais surtout au niveau de notre ministère. On estime être les grands oubliés », regrette Carine Lacoste, manipulatrice en radiologie et présente devant l’ARS.

Demande du statut de soignant

En effet, les manipulateurs en radiologie ne sont pas reconnus comme des soignants, mais en tant que médicotechniques et donc exclus de toutes les primes destinés aux soignants. Anormal pour Carine Lacoste, pour qui l’aspect soignant fait partie du quotidien : « On est au plus près du patient : en radiothérapie c’est nous qui administrons le traitement de tous les jours au patient. En médecine nucléaire on injecte le produit radioactif pour réaliser les examens. En imagerie de coupe, on pose les perfusions pour injecter les produits de contraste. Au niveau de la radio des urgences on fait aussi des soins aux patients : quand ils sont souillés, on les change. »

Une meilleure reconnaissance des risques

Les manipulateurs en radiologie demandent également une reconnaissance de la pénibilité de leur métier et de l’exposition aux risques inhérents à la profession, notamment les risques liés aux rayons ionisants. Ils réclament un départ à la retraite anticipé dès 57 ans, pour tous. Une délégation doit être reçue à l’ARS dans la journée, afin d’étudier l’ensemble des revendications. Pour faire connaître leur mouvement, les manipulateurs en radiologie clermontois avaient publié une vidéo en novembre 2019. 
Clermont-Ferrand : pourquoi les manipulateurs en radiologie du CHU sont en grève
 

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