Clermont-Ferrand : les sismomètres ont enregistré la ferveur des supporters de l'équipe de France

Dimanche 15 juillet, environ 35 000 personnes se sont retrouvées au centre de Clermont-Ferrand pour assister à la finale de la Coupe du monde. Devant l’écran géant, situé place de Jaude, les supporters ont vibré au rythme du match. Un enthousiasme enregistré par les sismomètres. / © K. Tir / France 3 Auvergne
Dimanche 15 juillet, environ 35 000 personnes se sont retrouvées au centre de Clermont-Ferrand pour assister à la finale de la Coupe du monde. Devant l’écran géant, situé place de Jaude, les supporters ont vibré au rythme du match. Un enthousiasme enregistré par les sismomètres. / © K. Tir / France 3 Auvergne

Dimanche 15 juillet, environ 35 000 personnes se sont retrouvées au centre de Clermont-Ferrand pour assister à la finale de la Coupe du monde. Devant l’écran géant, situé place de Jaude, les supporters ont vibré au rythme du match. Un enthousiasme enregistré par les sismomètres.

Par K.T.

On savait que les supporters auvergnats pouvaient déplacer des montagnes, mais de là à faire trembler la terre… Dimanche 15 juillet, ce sont 35 000 supporters des Bleus qui s’étaient donné rendez-vous dans le centre-ville de Clermont-Ferrand pour assister au sacre de l’équipe de France. Dès 16 heures, la place de Jaude était noire de monde.  Si, pendant le match, le public a retenu son souffle, au moment de la victoire, les supporters ont laissé exploser leur joie à tel point que leur euphorie a été enregistrée par les sismomètres de l’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand (OPGC).
« L’activité humaine, comme, par exemple, la circulation automobile, génère des vibrations. Cela fait partie de ce que l’on appelle le bruit anthropique. Les sismomètres détectent ces vibrations qui se propagent dans le sol. Dimanche, à 19 heures, lors de la victoire de l’équipe de France, on a enregistré une augmentation de ce bruit anthropique à Clermont-Ferrand », explique Jean Battaglia, chargé de recherche à l’OPGC.

A 18h53, la place de Jaude va vibrer... et faire trembler la terre.


Sur les enregistrements, on observe également quelques pointes d’activité entre 15h30 et 16h30. Ces vibrations pourraient être dues aux 35 000 personnes qui, à plusieurs reprises, ont sauté sur la place de Jaude.
 
Sur cet enregistrement, on observe différents pics de "bruit" avant et après le match. On distingue également quelques pointes d’activité aux alentours de 16h30. Ces vibrations pourraient être dues aux 35 000 personnes qui, à plusieurs reprises, ont sauté sur la place de Jaude. Le pic de 17 heures (19h00 heure locale) est particulièrement identifiable. Il correspond à la victoire des Bleus et à l'explosion de joie des supporters. (Les horaires indiqués ci-dessus sont donnés en temps universel. Pour obtenir l'heure locale, il faut ajouter 2 heures) / © OPGC
Sur cet enregistrement, on observe différents pics de "bruit" avant et après le match. On distingue également quelques pointes d’activité aux alentours de 16h30. Ces vibrations pourraient être dues aux 35 000 personnes qui, à plusieurs reprises, ont sauté sur la place de Jaude. Le pic de 17 heures (19h00 heure locale) est particulièrement identifiable. Il correspond à la victoire des Bleus et à l'explosion de joie des supporters. (Les horaires indiqués ci-dessus sont donnés en temps universel. Pour obtenir l'heure locale, il faut ajouter 2 heures) / © OPGC


« Entre 17 heures et la fin du match, on a enregistré une baisse du bruit anthropique. Les gens ont cessé leurs déplacements pour regarder le match. En revanche, on observe des pics de bruit lors des buts de la France », poursuit Jean Battaglia.
Au fil du match France-Croatie, on observe des variations d'amplitude sismique. / © J. Battaglia / OPGC
Au fil du match France-Croatie, on observe des variations d'amplitude sismique. / © J. Battaglia / OPGC
Sur ce document, On voit très bien la montée du bruit anthropique depuis le matin comme tout les jours. On observe aussi une chute de ce bruit durant le match ainsi que l'explosion de joie à la fin du match. Le dernier pic pourrait correspondre à la remise de la coupe du monde et l'euphorie qui l'a accompagnée sur la place de Jaude, à Clermont-Ferrand. / © J. Battaglia / OPGC
Sur ce document, On voit très bien la montée du bruit anthropique depuis le matin comme tout les jours. On observe aussi une chute de ce bruit durant le match ainsi que l'explosion de joie à la fin du match. Le dernier pic pourrait correspondre à la remise de la coupe du monde et l'euphorie qui l'a accompagnée sur la place de Jaude, à Clermont-Ferrand. / © J. Battaglia / OPGC

Enfin, au moment où la remise de la Coupe du monde faisait vibrer le cœur des Auvergnats, les sismomètres se sont à nouveau affolés.

Clermont-Ferrand n'est pas un cas isolé. Les 74 stations du réseau sismologique français ont, en effet, enregistré des pics d'énergie à différents endroits du territoire, comme le montre, dans un tweet, Jérôme Vergne, "radiologue de la Terre".


On se souvient qu'en juin 2017, lors de la finale de TOP 14 face à Toulon, les supporters de l’ASM avaient déjà provoqué un « mini tremblement de terre ».

 

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