En ces temps de confinement dû au coronavirus COVID 19, pas facile de réguler notre consommation d’aliments plaisirs, comme le chocolat. A la maison, la tentation est grande. Un aliment qui fait du bien au moral.
Avec cette quatrième semaine de confinement dû au coronavirus COVID 19, certains s’inquiètent de prendre un peu trop de poids. Il est vrai qu’en restant chez soi, la tentation est grande d’aller croquer du chocolat dans la cuisine. Avec Pâques et son lot de lapins en chocolat, la tentation sera encore plus grande.
Ne pas diaboliser le chocolat
Pour Aurore Vial, nutritionniste et diététicienne à Clermont-Ferrand, le chocolat est un aliment à ne surtout pas diaboliser. Elle explique : « Avancer que le chocolat est un antidépresseur serait beaucoup dire. Avec le plaisir significatif qu’il procure, il agit au moins au niveau comportemental. Ce n’est surtout pas un aliment interdit. Il présente de bonnes valeurs nutritionnelles ».Un effet positif sur l'humeur
Les supposés effets antidépresseurs du chocolat sont habituellement justifiés par la présence de théobromine, mais également par son effet positif sur les taux sanguins de sérotonine. Aurore Vial précise : « Par le chocolat, le plaisir est mis en œuvre dans la consommation, par un effet cascade. Il peut jouer un effet positif sur l’humeur. Il n’y a cependant pas de lien chimique, physique, comme quoi le chocolat agirait comme un antidépresseur. C’est la circonstance de la consommation de l’aliment qui est importante ».Quinze à vingt grammes par jour
La nutritionniste préconise de consommer 15 à 20 grammes de chocolat par jour, surtout pour son apport en antioxydants. Elle conseille d’avoir plutôt recours au « vrai chocolat, qui contient de la fève de cacao. Le chocolat blanc n’en contient pas. Il faut privilégier le chocolat noir, moins sucré et moins gras que le chocolat au lait ». A partir de 70-80 %, les apports en antioxydants sont significatifs.Ritualiser sa consommation
En cette période de confinement, la diététicienne invite à ritualiser sa consommation de chocolat. Elle raconte : « Il ne faut pas le laisser à la vue sur la table du salon par exemple. Car cela sollicite les sens. Il faut en couper un morceau, pratiquer une vraie dégustation. Cela pourrait s’apparenter à un exercice de méditation. C’est un petit kif de 2-3 minutes à s’accorder, en l’accompagnant d’une boisson, et surtout en ne faisant pas autre chose. Cette véritable théâtralisation constitue un plaisir rapide, pour lequel le cerveau ne sollicitera pas une nouvelle consommation ».Aurore Vial rappelle enfin que d’autre aliments peuvent nous procurer du plaisir, mais selon nos appétences. Elle conclut : « Les apports en magnésium jouent sur le stress. Mais on n’aura pas le même plaisir à boire 1 litre d’Hépar que de manger un carré de chocolat. Si on a la sensation d’avoir du mal à réguler la consommation d’un aliment que l’on aime beaucoup, il ne faut pas se dire que l’on se punit. Il vaut mieux travailler sur une consommation quotidienne, mais moins importante. On jouera ainsi sur le plaisir éprouvé en mangeant ».Ne pas se dire que l'on se punit