L’Europe veut sonder ses citoyens. En septembre 2021, des débats sont organisés dans toute la France pour recueillir des avis sur notre futur européen. Clermont-Ferrand a été choisie pour accueillir la conférence sur l’avenir de l’Europe pour la région Auvergne-Rhône-Alpes.
En tant que citoyens français, quels changements souhaitez-vous pour l’Europe ? Cette question a alimenté pendant trois jours à Clermont-Ferrand les débats de cinquante citoyens de la région Auvergne-Rhône-Alpes tirés au sort.
Dimanche 12 septembre, réunis à la Comédie de Clermont, ils ont fait le bilan de leurs échanges et des sujets abordés. Céline Mermet est venue de Valserhône dans l'Ain participer à la conférence : "Je ne suis pas surprise que l’écologie soit au cœur des préoccupations des Français. C’est vrai aussi pour beaucoup d’Européens. Par contre la question d’une défense commune, d’avoir une armée européenne m’a surprise car je pensais que c’était plus clivant comme sujet. L’idée d’avoir une diplomatie unique ou en tout cas plus unifiée, plus cohérente m’a aussi étonnée."
Des institutions européennes mal aimées
Dans tous les pays européens des habitants sont consultés. Ceux qui ne sont pas tirés au sort pour se prononcer de vive voix peuvent aussi le faire via une plateforme numérique multilingue
L’idée de la conférence sur l’avenir de l’Europe est de rapprocher les citoyens de ces institutions européennes mal connues et mal aimées. Et les Français consultés en conviennent : "il faut renforcer le sentiment d’être Européen par la rencontre, par une communication plus incarnée, une éducation commune : étendre Erasmus dès la petite école… Il y a même des propositions radicales de refonte des institutions pour les rendre plus simples et plus accessibles."
On espère que ce sera une petite graine
Dans quelle Europe voulons-nous vivre ? La question est cruciale et la démocratie participative est une intention louable. Blaise Taudeau est de Villars dans la Loire, il a tout de suite accepté de participer à cette réflexion sur l'Europe mais s'inquiète pour la suite donnée à leurs débats : " J'attends de ce travail que les propositions qu'on a formulées collectivement puissent être portées au niveau de l'Union Européenne. Il y aura des propositions qui viendront de l'ensemble des régions de France et on a tous un peu d'appréhension. Néanmoins, on espère que ce sera une petite graine pour faire avancer des idées et peut-être amener d'autres orientations plus sociales que celles que l'Europe a actuellement et qu'on se reconnaisse dans cette Union Européenne."
Les conclusions des échanges seront publiées au printemps 2022 pendant que la France présidera le Conseil de l’UE.