Coronavirus COVID 19 : à Clermont-Ferrand, les laboratoires font face à une forte demande de tests

Alors que l’épidémie de COVID 19 continue de progresser, les laboratoires d’analyses dont face à un nouvel afflux de demandes d’examens. A Clermont-Ferrand, pour les cas non prioritaires, les délais pour un test PCR s’en trouvent rallongés.
 
A Clermont-Ferrand, les laboratoires d'analyses reçoivent de nombreuses demandes de tests PCR pour le coronavirus COVID 19.
A Clermont-Ferrand, les laboratoires d'analyses reçoivent de nombreuses demandes de tests PCR pour le coronavirus COVID 19. © Alexis Sciard / MAXPPP
A Clermont-Ferrand, à raison de 4 rendez-vous de prélèvements COVID 19 toutes les 5 minutes, le drive de ce laboratoire d’analyses tourne à plein régime. Les cas jugés prioritaires ne tardent pas à s’y faire une place. Une patiente affirme : « Ma fille a été testée positive au COVID 19. J’ai pris mon rendez-vous ce matin à 9 heures ». Une autre ajoute : « Il a fallu se faire entendre pour avoir un rendez-vous aujourd’hui. Autrement ils me disaient la semaine prochaine ».

Des patients triés

Les patients qui présentent des symptômes, qui ont été en contact avec des sujets positifs au COVID 19 ou qui nécessitent un bilan préopératoire attendent rarement plus de 24 heures. Mais pour les non prioritaires, l’attente peut désormais durer une semaine. Meriem Ayad, secrétaire médicale, indique : « Avant on prenait des rendez-vous et à la journée on avait peut-être une cinquantaine de tests PCR. Là, depuis le retour des vacances nous avons peut-être jusqu’à 200 voire 250 personnes qui viennent par jour ».

Des couloirs encombrés

Sur ce site clermontois, l’ensemble des prélèvements réalisés par les laboratoires du groupe en Auvergne est traité. Ces prélèvements, une fois analysés, aboutissent dans des couloirs. Philippe Lochu, médecin biologiste référent COVID 19, explique : « Quand on a l’activité normale, tout se traite dans les pièces du laboratoire et le tri est fait au fur et à mesure. Mais aujourd’hui on a tellement de prélèvements qu’on est obligés de les stocker dans le couloir ».

Des embauches prévues

Pour réduire les délais d’analyses, le laboratoire compte embaucher une vingtaine de personnes. Il projette de multiplier par deux sa capacité de traitement. Philippe Lochu précise : « On a une capacité de 2 500 échantillons par jour. Là, on a reçu certains jours jusqu’à 4 600 échantillons. Cela sature complètement l’équipe, les machines et génère aussi des pénuries de réactifs et de consommables ». Un deuxième drive est des horaires d’ouverture élargis dédiés aux tests COVID 19 sont envisagés.
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