COVID 19. Confinement : une ruée dans les supermarchés de Clermont-Ferrand

Dans les grandes surfaces de Clermont-Ferrand, comme lors du premier confinement, les rayons de produits de première nécessité sont pris d’assaut. De longues files d’attente se forment à l’entrée des supermarchés, un comportement contreproductif, puisqu’il peut entraîner des pénuries.

La ruée vers les supermarchés de Clermont-Ferrand crée des files d'attentes à rallonge, comme à la Pardieu jeudi 29 octobre.
La ruée vers les supermarchés de Clermont-Ferrand crée des files d'attentes à rallonge, comme à la Pardieu jeudi 29 octobre. © S.Trentesaux/FTV
Plusieurs supermarchés de Clermont-Ferrand ont dû faire face à une arrivée massive de clients, jeudi 29 octobre, après l’annonce du confinement lié à la situation sanitaire du COVID 19. Les rayons de produits de première nécessité sont pris d’assaut, comme à l’enseigne Leclerc, située à La Pardieu : « Les gens achètent en quantité des pâtes, de l’huile, de l’essuie-tout, du papier-toilette, du sucre, de la farine ou de l’eau, comme si c’était la fin du monde ! », constate le directeur Jean-Jacques Biamonti. Un comportement irrationnel, puisqu’il peut engendrer des pénuries, même si le stock de l’enseigne est conséquent : « Nous sommes une grande surface avec beaucoup de stock, nous avons 15 000 m² de réserve et encore 2 entrepôts extérieurs », rassure le directeur.

Un filtrage à l'entrée

Des mesures ont dû être prises pour s’adapter à ce flot inhabituel de clients : un filtrage a été mis en place à l’extérieur du magasin, afin de ne pas surcharger les allées et d’éviter les files d’attente à rallonge aux caisses : « Ce genre de situation est anxiogène pour tout le monde alors nous avons pris des dispositions pour protéger nos salariés et les clients. Ne rentrent que le nombre de clients que l’on peut passer en caisse. Si on peut passer 300 clients en 30 minutes alors on ne fait rentrer que 300 clients », explique Jean-Jacques Biamonti. L’hypermarché envisage également d’adapter ses horaires d’ouverture dès la semaine prochaine si la situation sanitaire l’exige. L’enseigne ouvre déjà 15 minutes plus tôt qu’à l’accoutumée et ferme une demi-heure plus tôt.   

Des comportements "irrationnels"

Cette situation de frénésie engendre également des comportements « irrationnels », dénonce Jean-Jacques Biamonti : « Certaines personnes ont des comportements qui sont complétements fous, jusqu’à faire peur à nos employés. Cela n’a pas lieu d’être et ne devrait pas se produire. Nous sommes obligés de trier notre clientèle. Nous ne pouvons pas accepter les incivilités, il faut savoir faire preuve de bon sens et de savoir-vivre », dénonce le directeur. Il exhorte les Clermontois à ne pas céder à la panique : « Il n’y a pas de manque ni de pénurie. J’incite les gens à ne prendre que ce dont ils ont besoin et à respecter les règles du vivre-ensemble. »
 
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