Deux auvergnats en Australie pour les championnats du monde de rugby fauteuil

Après les Jeux Olympiques de 2016, au Brésil, les Français continuent de progresser sur la scène internationale, et devraient améliorer leur classement mondial. / © B. Martin / AFP Photos
Après les Jeux Olympiques de 2016, au Brésil, les Français continuent de progresser sur la scène internationale, et devraient améliorer leur classement mondial. / © B. Martin / AFP Photos

Adrien Chalmin et Nicolas Valentim, deux Auvergnats, participent avec l'équipe de France aux championnats du monde de rugby fauteuil, qui se tiennent à Sidney, en Australie, du 5 au 10 août. Et les progrès des Bleus impressionnent.

Par Arthur Carpentier

"Ils peuvent être fiers d'eux et du travail accompli". Il leur reste un match à jouer contre le Canada, vendredi 10 août à 3h30 heure française, mais les Bleus ont déjà réalisé un beau parcours à Sidney. Ils sont assurés de finir 5ème ou 6ème de cette coupe du monde 2018, qui se tenait du 5 au 10 août. Ce qui semble grandement réjouir Henri Laniray, président de la section handisport et sport adapté de l'AMS Omnisports.

"On constate une nouvelle fois que l'équipe va dans le bon sens, le groupe constitué travaille bien ensemble et arrive au niveau des meilleurs". Sur les cinq matchs de poule joués, la France en a remporté trois, n'échouant que face aux mastodontes américains et britanniques.
 
"Aujourd'hui la France arrive à mener un match d'un bout à l'autre en faisant douter les meilleurs, comme l'Angleterre, insiste Henri Laniray, ce succès est à attribuer aux efforts des sportifs, qui ont beaucoup progressé techniquement et physiquement, mais aussi au sélectionneur, Olivier Cusin, qui a su constituer un bon groupe." Et les joueurs de l'ASM n'y sont pas pour rien, puisqu'Adrien Chalmin, capitaine des Bleus, et Nicolas Valentim faisaient partie du groupe retenu pour le mondial.

"Ils n'étaient pas favoris dans cette compétition, mais ils se sont bien battus et sont parvenus à monter haut !", s'enthousiasme Éléonore Perise, fervente supportrice de l'ASM - valide comme handisport. Depuis le 5 août, son réveil sonnait toutes les nuits pour lui permettre de suivre les matchs, diffusés en direct sur internet. "C'était un vrai plus cette année, de bénéficier d'une véritable couverture de l'événement en ligne et de pouvoir suivre les matchs en direct", souligne celle qui connaît bien le capitaine des Bleus, Adrien Chalmin.

Il est en effet de plus en plus facile de suivre les performances des athlètes handisports. Souvent oubliés, leurs affrontements ne sont pourtant pas exempts de spectacle, surtout en rugby fauteuil. "C'est un sport qui va extrêmement vite et qui est assez violent, les impacts sont lourds, insiste Éléonore, et le système de points rend les matchs très dynamiques." Une partie est divisée en quart-temps de huit minutes et se joue sur un parquet de la même dimension qu'un terrain de basket. Les athlètes, quatre contre quatre, doivent franchir l'embut adversaire en possession d'un ballon de volley pour marquer des points, calculés en fonction de leur degré de handicap.
 


Les Bleus restent concentrés pour finir leur compétition, espérons-le, en beauté contre le Canada, déjà vaincu en phase de poule. Ils pourront ensuite penser aux Jeux Olympiques de 2020, et pourquoi pas, rêver à une médaille …

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