Fin des terrasses chauffées : à Clermont-Ferrand, des professionnels s’interrogent

C'est l'une des mesures phares annoncées après le conseil de défense de l'écologie : l'interdiction des terrasses chauffées à partir de l'hiver 2021. A Clermont-Ferrand, si la mesure fait grincer des dents, plusieurs professionnels ont décidé d'accepter leur sort tant bien que mal.
 
A partir de l'hiver 2021, les terrasses chauffées seront interdites.
A partir de l'hiver 2021, les terrasses chauffées seront interdites. © Claude Fallas / FTV
A Clermont-Ferrand, si en plein mois de juillet le soleil s'occupe de chauffer les terrasses, en hiver, les chauffages d'extérieur prennent le relais. Dès la fin de l'hiver 2021 ils seront interdits. Ce bar clermontois compte une centaine de places à l'extérieur pour une vingtaine seulement en intérieur. L'annonce du gouvernement aura forcément des conséquences. Juliette Carlod, serveuse, explique : « Les gens demandent à allumer le chauffage. Ils font exprès de se mettre sous les lampes chauffantes. Ce sont les places privilégiées, surtout l’hiver. Ca va forcément avoir un impact. Lequel ? Je ne sais pas, en espérant qu’il ne soit pas trop négatif. Vu que tout le monde est dans le même panier et que plus aucune terrasse ne sera chauffée, je me dis que cela pourra peut-être le faire ».

Moins d'un an pour se préparer

Les professionnels du secteur ont moins d'un an pour se préparer à l'interdiction des terrasses chauffées. Une annonce très mal vécue par plusieurs restaurateurs et cafetiers après une année difficile. Mais dans cet établissement, la nouvelle est prise avec philosophie. Nelson Dance, propriétaire d'un restaurant, souligne : « Cela ne me pose pas spécialement de problèmes. Les gens, quand ils ont froid rajoutent une veste, un pull, et ils se réchaufferont comme ça. En fonction du COVID 19, peut-être pourra-t-on mettre des plaids à disposition des clients ? ».

Des écologistes qui saluent cette mesure

Du côté de la FRANE (Fédération de la Région Auvergne pour la Nature et l'Environnement), une association de protection de l'environnement, la décision du gouvernement est applaudie. Daniel Rousset, secrétaire de la FRANE, indique : « On attendait des mesures qui ont tardé à venir. Là, on est vraiment satisfaits de ces mesures. C’était vraiment contre-productif alors qu’on nous envoie des messages depuis plusieurs années pour économiser l’énergie. C’est de l’énergie qui part en l’air en pure perte ». Une ville française avait déjà pris les devants : Rennes a interdit le chauffage de ces terrasses depuis le 1er janvier 2020.
 
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