Grève des hôpitaux : à Clermont-Ferrand, forte mobilisation des personnels

Deux rassemblements sont prévus à 14 heures sur les sites d'Estaing et de Gabriel Montpied pour soutenir les personnels hospitaliers. / © C. Da Silva / France 3 Auvergne
Deux rassemblements sont prévus à 14 heures sur les sites d'Estaing et de Gabriel Montpied pour soutenir les personnels hospitaliers. / © C. Da Silva / France 3 Auvergne

Les CHU Gabriel Montpied et Estaing de Clermont-Ferrand ont répondu à l’appel à la grève du Collectif Inter-Hôpitaux jeudi 14 novembre. Médecins, infirmiers, aides-soignants souhaitent un plan d’urgence pour sauver l’hôpital public. Près de 80% du personnel d'Estaing est en grève.

Par S.B. avec Camille Da Silva

Les hôpitaux de Clermont-Ferrand ont suivi le mouvement national organisé ce jeudi 14 novembre, à l’initiative du Collectif Inter-Hôpitaux. Près de 80% du personnel d'Estaing est en grève et une centaine d’auvergnats se sont déplacés à Paris pour manifester à 14 heures. En parallèle, deux rassemblements étaient organisés dans les deux centres hospitaliers, les personnels invitent les usagers à les rejoindre pour défendre la cause de l’hôpital public. En tout, environ 950 personnes ont participé aux actions organisées au CHU Estaing, selon la police. Au CHU Gabriel Montpied, il y avait environ 450 personnes.

En grève mais présents

Au CHU Gabriel Montpied des médecins, chefs de service, infirmiers et aides-soignants se sont relayés pour distribuer tracts et banderoles. Beaucoup travaillent, mais avec un brassard "en grève". Dans la plupart des services, seules les urgences fonctionnent normalement. A l’origine de ce mouvement, un ras-le-bol généralisé : « Les patients ont de plus en plus de mal à avoir un lit pout être hospitalisés, on nous demande toujours d’aller plus vite. On fait des heures à rallonge, on a des gardes qui sont très difficiles. On est fatigués de tout ça », constate Marion Couderc, médecin rhumatologue.

Les personnels hospitaliers réclament une amélioration des conditions de travail, l’arrêt des restrictions budgétaires et refusent que la priorité soit donnée à la rentabilité plutôt qu’à la bonne prise en charge des patients. En sa qualité de président du conseil de surveillance du CHU, le maire de Clermont-Ferrand Olivier Bianchi a apporté son soutien aux manifestants : "En tant que président du CHU je mesure chaque jour la dégradation des conditions de soin. Il faut des engagements exceptionnels pour l'hôpital public".
 

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