Inflation : pourquoi le coût de l’eau va augmenter sur la Métropole de Clermont-Ferrand

Le prix du mètre cube d’eau va augmenter pour une dizaine de communes de la Métropole de Clermont-Ferrand, une nouvelle conséquence de l’inflation. Une hausse d’environ 80 centimes d’euros.

A compter du 1er janvier 2023, le prix du mètre cube d’eau va augmenter pour 10 communes de la Métropole de Clermont-Ferrand. Le prix moyen global va donc passer de 3,29 euros TTC /m³ (tarif 2022) à 4,06 euros TTC / m³. « Les conséquences sont différentes en fonction de la commune et du tarif de départ », précise la métropole dans un communiqué, ajoutant que ce nouveau tarif « reste inférieur à celui de la moyenne nationale » évaluée à 4,30 € TTC /m³.

Ces tarifs s’appliquent aux 10 communes suivantes pour l’eau potable :

  • Beaumont,
  • Ceyrat,
  • Clermont-Ferrand,
  • Cournon-d'Auvergne,
  • Durtol,
  • Orcines,
  • Pérignat-lès-Sarliève,
  • Royat,
  • Saint-Genès-Champanelle,
  • Chamalières en délégation de service public.

 « Cette évolution contenue permettra de financer l’ensemble des services rendus pour bénéficier d’une eau potable, à domicile, toute l’année, sans interruption ; mais également les services rendus pour la dépolluer avant son rejet dans le milieu naturel et respecter la qualité de nos rivières », indique la Métropole.

Hausse du coût de l'énergie

Si les tarifs augmentent, c’est pour absorber la hausse des coûts de l’énergie qui frappe de plein fouet la collectivité : « entre +250 % et 270 % pour les différents postes des services du cycle de l’eau, qui représenteront une augmentation de 6,4 millions d’euros en 2023 ». La Métropole explique ne pas bénéficier du bouclier tarifaire.

Au total, 170 agents oeuvrent au quotidien pour produire, distribuer et traiter l’eau potable, collecter, transporter et traiter les eaux usées, analyser les eaux, protéger le milieu naturel, les biens et les personnes et informer les usagers et les citoyens. « Pour faire face aux différentes urgences liées à l’eau et à l’assainissement, notamment celles du dérèglement climatique (sécheresse, raréfaction de la ressource, orages violents, inondations…), la Métropole met en œuvre des investissements très conséquents » : 120 millions d’euros de travaux sur 10 ans. « Pour financer ces grands investissements, plusieurs leviers seront activés. Tout d’abord, un important travail est mené pour limiter les consommations énergétiques […] Des efforts importants sont également menés pour limiter les pertes d’eau (recherche de fuites, renouvellement des réseaux...) et promouvoir une utilisation raisonnée de l’eau potable (communication pour un usage économe...). »

 Pour l’assainissement 19 communes sont concernées :

  • Aubière,
  • Aulnat,
  • Beaumont,
  • Blanzat,
  • Cébazat,
  • Ceyrat,
  • Châteaugay,
  • Clermont-Ferrand,
  • Cournon-d'Auvergne,
  • Durtol,
  • Gerzat,
  • Le Cendre,
  • Nohanent,
  • Orcines,
  • Pérignat-lès-Sarliève,
  • Romagnat,
  • Royat
  • Saint-Genès-Champanelle
  • Chamalières en délégation de service public.

 

Sur les communes pour lesquelles les compétences eau et / ou assainissement sont gérées par des syndicats dédiés, ces derniers décident des tarifs leur revenant. En cas de difficulté à honorer sa facture d’eau, le Fonds social logement/énergie pourra intervenir afin d’accompagner les ménages en difficulté, sous condition de ressources.