J'ai testé pour vous l'arrêt du tabac

J'ai testé pour vous quelques méthodes pour arrêter de fumer. C'est le moment de se lancer c'est le mois sans tabac. / © Aurélie Albert / France 3 Auvergne
J'ai testé pour vous quelques méthodes pour arrêter de fumer. C'est le moment de se lancer c'est le mois sans tabac. / © Aurélie Albert / France 3 Auvergne

Après avoir décidé d’arrêter de fumer, j’ai testé plusieurs méthodes, conventionnelles ou pas, pour m’aider dans cette démarche. Depuis le 26 septembre, je n’ai pas fumé une seule cigarette. Retour sur quelques-unes de ces méthodes.

Par Aurélie Albert

« Tu devrais arrêter de fumer », « Ce n’est pas bon pour ta santé », « Tu vas faire des économies »… Ces phrases, tous les fumeurs les ont entendues au moins une fois dans leur vie. Mais comme chacun le sait : lorsqu’on est fumeur, c’est à nous de décider d’arrêter. Tout est une question de motivation.

Depuis plusieurs mois, j’avais dans la tête d’arrêter de fumer. Un constat qui revenait quotidiennement à la charge.
Pour la petite histoire, j’ai commencé à fumer à l’âge de 17 ans. Je n’étais pas vraiment une grande fumeuse à cette époque. Mais les années sont passées et ma consommation a fini par augmenter. J’ai arrêté, j’ai repris, j’ai arrêté, j’ai repris… Jusqu’à ne plus m’arrêter.
 


En 2016, j’ai arrêté définitivement pendant deux ans. Cette première tentative s’est faite grâce aux patchs. Mais après deux ans d’arrêt, ma consommation de cigarettes a repris de plus belle. Et cette fois, j’ai tout essayé avant de trouver LA méthode qui m’a aidée.

J’ai donc décidé de vous parler de quelques méthodes, certaines que j’ai essayées, d’autres non. Avec un peu de chance, vous trouverez dans ce nouveau « J’ai testé pour vous », des clés pour arrêter de fumer.
 
 

Méthode n°1 : les patchs et autres substituts nicotiniques

Comme pour la première fois, je suis d’abord allée dans une pharmacie pour me procurer des patchs. Je rencontre Marie-Hélène Papon, une pharmacienne, qui commence à m’expliquer le processus. « L’idée, c’est de prendre rendez-vous ensemble. Pendant cet entretien, on va déterminer quelle est votre dépendance, qu’est-ce qui vous motive à arrêter. C’est tout un accompagnement. En fonction de ce qu’on aura vu ensemble, je propose alors les patchs, les gommes à mâcher, les pastilles, ou encore les inhalateurs ». Vous serez suivies pendant plusieurs semaines pour voir les effets que l’arrêt de la cigarette peut avoir sur vous et les difficultés que vous pourriez rencontrer. 

Les avantages :
- certains de ces substituts sont remboursés par la sécurité sociale, il faut juste vous les faire prescrire par votre médecin traitant.
- Personnellement, j’ai essayé les patchs et l’arrêt a été presque immédiat. Progressivement, vous diminuez de 21 mg à 14 mg et terminer à 7 mg.
Les inconvénients :
- les patchs peuvent avoir des effets secondaires, comme des insomnies. 
 

 

Méthode n°2 : la cigarette électronique

L’étape cigarette électronique ou vapoteuse a été brève pour ma part. Mais pour beaucoup de personnes, c’est une bonne manière pour arrêter de fumer. Un autre type de substitut pour diminuer la nicotine. Comme pour les patchs, progressivement, on diminue la quantité de nicotine.

N’ayant pas de recul sur cette méthode, je n’ai pas les moyens de donner les avantages et les inconvénients. Et tout dépend de la manière dont vous comptez l’utiliser.
Un infirmier tabacologue du centre tabac info service me disait qu’il la proposait comme substitut nicotinique à la cigarette. En plus c'est très à la mode ! 
 

 

Méthode n°3 : l’hypnose ou plutôt l’hypnothérapie

C’est par hasard que j’ai essayé l’hypnose ou plutôt l’hypnothérapie. Une méthode qui consiste à amener le patient à trouver la solution pour se dégager de la dépendance de la cigarette.
Tout de suite, on pense à l’hypnose spectacle où on va nous faire faire tout un tas de choses contre notre volonté.
 


Je vous rassure tout de suite ce n’est pas le cas ! Je suis donc allée voir un hypnothérapeute. Marc Mongellas. Après une enquête sur mon parcours et mes motivations, il m’installe sur un fauteuil.

Je ferme les yeux et la séance peut commencer. Il utilise mon imagination, mes souvenirs, pour me dégoûter de la cigarette. Le manque est toujours là à la fin de la séance, mais « émotionnellement et au niveau nerveux, on est plus stable, m’explique Marc Mongellas. Nous faisons en sorte aussi que vous ne compensiez pas avec la nourriture, l’alcool ou d’autres vices ».

Les avantages :
- l’arrêt peut se faire en deux ou trois séances maximum
- indolore et naturel
- un dégoût pour la cigarette après la première séance
- travail sur la compensation avec d’autres vices

Les inconvénients :
- une séance est entre 60 et 70 euros (mais finalement, c’est un moindre coût pour arrêter de fumer).
 

Méthode n°4 : l’acupuncture ou la luxopuncture

Après ces nombreuses tentatives, j’ai tenté le tout pour le tout avec l’acupuncture. Plusieurs personnes m’avaient raconté leur expérience en me disant qu’ils avaient fumé leur dernière cigarette avant d’entrer dans le cabinet de l’acupuncteur… Plutôt encourageant ! Même si à ce moment-là, je commençais à désespérer.

J’ai donc pris rendez-vous chez un acupuncteur le 26 septembre. J’avais deux semaines devant moi pour me préparer psychologiquement. J’avais calculé pour qu’il me reste une seule cigarette : la dernière avant d’entrer dans le cabinet.
 


Après une courte discussion sur mes motivations, mon rapport à la cigarette, mon état psychologique, l’acupunctrice me décore avec des aiguilles sur le visage et les pieds. Je ne sais pas combien de temps, je suis restée comme ça. Mais après une heure, je ressors du cabinet sans envie de fumer. J’y pense, mais je ne ressens pas l’envie dévorante d’aller m’acheter un paquet de cigarettes (le tabac était pourtant juste à côté.).

Après un mois et demi, je ne fume toujours pas.

Les avantages :
- une séance peut être suffisante
- méthode naturelle
- pas de manque

Les inconvénients :
- il ne faut pas avoir la phobie des aiguilles
- le tarif peut aller jusqu’à 60 euros 

Pour les phobiques des aiguilles, j’ai découvert une autre méthode : la luxopuncture. Les mêmes points d’acupuncture sont utilisés, mais cette fois avec un laser ou plutôt une lumière infra-rouge.

Thomas Cornuault est un luxopuncteur justement « On a l’arrêt physique avec la dépendance à la nicotine. Mais finalement, cette dépendance disparaît très rapidement au bout de quelques jours. Et il y a l’arrêt psychologique qui est plus long à faire disparaître et qui demande un certain travail. On va faire en sorte d’avoir un accompagnement sur le long terme pour éviter les compensations physiques, les changements comportementaux, etc. ».

Les avantages :
- la méthode est douce et indolore, il n’y a pas d’aiguilles
- l’accompagnement se fait sur le long terme

Les inconvénients :
- plusieurs séances
 

Méthode n°5 : consulter un tabacologue

Et enfin pour les plus résistants. N’hésitez pas à aller consulter un tabacologue dans le centre tabac info service le plus proche de chez vous. Je suis allée me renseigner pour voir les autres solutions qu’ils proposent. 

J’ai rencontré Patrice Lemaire, un infirmier tabacologue, au dispensaire Emile Roux. Comme avec les autres professionnels, il y a d’abord un entretien de motivation. « On évalue la dépendance et le contexte dans lequel la personne se trouve et, parallèlement, nous faisons des examens de santé. En général, les personnes que nous prenons en charge sont envoyées par leur médecin parce qu’elles ont des soucis de santé ».
Le suivi va se faire pendant un an jusqu’au sevrage définitif.
 



Finalement, pour ma part, j’ai arrêté depuis un mois et demi je ne ressens plus le besoin de fumer. Je n’ai plus de manque. Je respire mieux et après un calcul non-négligeable j’ai économisé plus de 190 euros par mois…
Vous avez toutes les cartes en main pour arrêter de fumer. Et c’est le mois sans tabac alors lancez-vous !

Sur le même sujet

Les + Lus