J’ai testé pour vous : le personal shopping

Pendant une journée à Clermont-Ferrand, Olivia Bourg m'a parlé de son métier et m'a prodigué ses précieux conseils en termes de shopping. Une manière de faire du shopping de manière un peu plus raisonnée. / © AA / France 3 Auvergne
Pendant une journée à Clermont-Ferrand, Olivia Bourg m'a parlé de son métier et m'a prodigué ses précieux conseils en termes de shopping. Une manière de faire du shopping de manière un peu plus raisonnée. / © AA / France 3 Auvergne

Ce n’est pas toujours évident de faire les bons choix vestimentaires. J’ai donc testé pour vous le personal shopping avec une spécialiste, Olivia Bourg. Nous avons passé la journée ensemble dans les magasins de Clermont-Ferrand, l’occasion de découvrir aussi son métier.

Par Aurélie Albert

Dans une optique d’être plus réfléchie dans ses achats, et un peu moins dans la surconsommation lors de mon shopping, j’ai décidé de demander de l’aide. Olivia Bourg, est personal shopper à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. 
  

Etre plus féminine, mettre plus de couleurs, et être plus branchée

Nous nous donnons rendez-vous à 10 heures, autour d’un café place de la Victoire. Comme à chaque rendez-vous, elle prend une demi-heure pour discuter avec le ou la client(e). « Je rencontre la personne, je vois ses besoins. Ce qu’elle aimerait changer ou mettre. Après cet entretien, dans les jours qui suivent, je vais mettre de côté des vêtements dans des boutiques sélectionnées aussi en fonction de son budget. Et après nous prenons rendez-vous avec le ou la client(e) : pendant trois heures, nous faisons du shopping », m’explique Olivia Bourg. 

Pour nous, ce sera un peu différent : tout se fait la même journée. Mais Olivia prend quelques minutes pour me poser des questions sur ce que je veux « Est-ce que tu aimerais être plus féminine ? Plus branchée ? Mettre plus de couleurs ? Pour quelle occasion ? Et surtout quel budget ? »
Je lui explique donc que j’aimerais être plus féminine, mettre plus de couleurs et être plus branchée pour un budget maximum de 250 euros pour la tenue choisie. 
 
 

Attention à la morphologie et la colorimétrie

Notre café terminé, nous allons à l’assaut des petites boutiques clermontoises. Nous nous arrêtons d’abord aux « Cullottées », où Olivia a ses habitudes. 
Je passe devant le miroir pour qu’Olivia examine plusieurs choses avant d’aller choisir des vêtements « Je regarde la morphologie, et la colorimétrie. Ce que j’entends par colorimétrie, c’est tout ce qu’il y a près du visage. Toi par exemple, ce sera des couleurs chaudes, un peu automnales qui t’iront. Pour ce qui est de ta morphologie, tu es légèrement en A. C’est-à-dire que tes hanches sont légèrement plus larges que tes épaules. Il faut donc rééquilibrer légèrement ». Et pour ça, j’apprends que mettre des blazers ou des hauts avec des petits volants, c’est bon pour moi. Pareil Olivia m’explique « pour celles qui ont au contraire des épaules, mais pas assez de hanches, c’est bien de mettre des jupes patineuses par exemple »
 
 

Une robe verte, avec un perfecto pour cintrer le tout

Je laisse donc Olivia faire un tour dans la boutique et elle me ramène 3 - 4 robes à essayer. En premier, elle me fait essayer une robe noire avec des épaules un peu bouffantes, un décolleté et quelques volants. « Je voulais te montrer ta silhouette. Ce type de robe, c’est l’idéal, car en plus, elle est cintrée, elle marque bien la taille », continue ma conseillère en shopping. Finalement, elle me fait essayer une autre robe, complètement différente : une robe verte avec des motifs, avec des touches dorées et un décolleté. « Celle-ci n’est pas cintrée, mais tu peux mettre un perfecto pour marquer la taille, ou une ceinture ». Nous optons pour un perfecto vert, un effet ton sur ton très tendance selon Olivia Bourg. 
 

"J'ai toujours aimé conseiller les gens sur leur tenue vestimentaire"

Nous quittons la boutique pour aller accessoiriser la tenue avec des bijoux. Direction « Muse », un petit magasin près de l’opéra. J’en profite pour lui demander comment est-elle devenue personal shopper. « Avant, j’étais commerciale, je tenais un blog et je partageais ma passion pour la mode. J’ai fait l’objet d’un licenciement économique, on m’a proposé une mutation que j’ai refusée. Et on m’a proposé une aide à la création d’entreprises. L’idée de personal shopper m’est venue très rapidement. J’ai toujours aimé conseiller ma famille, mes amis lorsqu’ils me demandaient, et même quand ils ne me demandaient pas », me raconte Olivia.
 

Des accessoires, encore des accessoires !

Nous arrivons dans la boutique de bijoux. « Ce qui marche bien en ce moment, c’est l’accumulation de bijoux. Plusieurs colliers, un court et un long, des bracelets, des bagues, voire même des boucles d’oreilles. Attention il faut quand même que ce soit des bijoux assez fins », explique Olivia. Des conseils qu’elle va appliquer pour ma tenue justement. Nous repartons avec nos deux colliers. 
  

Le défi : une pièce de seconde main

Pour pimenter un peu la journée, je lui ai demandé de me trouver une pièce dans une friperie. Le seconde main est très tendance et personnellement, j’en suis assez friande. Pour plusieurs raisons, c’est intéressant : ça permet de faire des économies généralement, de ne pas faire de la surconsommation et d’acheter du neuf en permanence, et ce sont des pièces originales que vous ne retrouverez pas à chaque coin de rue. 

Olivia relève le défi et nous allons au Hangar, à proximité de l’opéra également. « Je voudrais essayer de te trouver un manteau pour aller avec ta tenue ». Mais arrivée sur place, Olivia ne trouve pas son bonheur (dans une friperie, c’est au petit bonheur la chance) mais flashe sur deux paires de chaussures : des petites bottines camel/doré ou des bottines noires. Pour aller avec la tenue, Olivia jettera finalement son dévolu sur les chaussures noires. 
Olivia s’en est très bien sortie avec ce challenge seconde main. 
 

Bien dans ses vêtements, bien dans sa peau

Pour terminer notre journée, il nous manque un accessoire indispensable : le sac à main. Et la personal shopper a aussi sa petite idée. Nous allons à l’Atelier 18, rue du Maréchal Foch. 
« Au-delà du côté fashion et mode, il y a un côté développement personnel. J’interviens dans les écoles pour expliquer aux jeunes en quoi c’est important de bien s’habiller pour un entretien d’embauche. Aujourd’hui vu que tout le monde est diplômé d’une manière ou d’une autre, il faut pouvoir se démarquer. Il faut que l’employeur puisse vous projeter à un poste de responsabilités », m’explique Olivia, en marchant vers la dernière boutique. 
 

La touche finale !

Nous arrivons devant l’Atelier 18, et Olivia me montre le sac qu’elle avait vu pour moi. Ce n’est pas forcément le genre de sac que j’aurais pris si j’avais été toute seule, mais bon, je fais confiance à Olivia. Nous entrons dans la boutique pour essayer le tout. 
Et effectivement, le contrat est rempli : avec la robe, le perfecto, les chaussures noires et le sac argenté, l’ensemble est coloré, féminin et branché. Le tout pour moins de 250 euros. 
« Pour ma prestation, je prends 160 euros. Je me suis occupée d’une jeune fille de 19 ans et un homme de 75 ans, donc c’est pour tout le monde. On peut penser que c’est réservé aux gros budgets, mais depuis que j’ai lancé mon affaire, c'est plutôt des budgets moyens qui s’adressent à moi »
 

Quelques petits conseils avant de se quitter : il y a des basiques à avoir dans sa penderie. « Un blazer, la tendance en ce moment, ce sont les vestes en tweed, prince-de-galles ou Vichy. Un jean brut. Et bien sûr une petite robe noire »
Au-delà de la journée shopping, j’ai appris beaucoup de choses sur le métier de personal shopper.  

Sur le même sujet

Les + Lus