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Plan de scolarisation des handicapés : dans le Puy-de-Dôme, l’APF France Handicap attend plus de signes du gouvernement

Mardi 11 juin, le gouvernement a dévoilé son plan pour améliorer la scolarisation des personnes en situation de handicap. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Mardi 11 juin, le gouvernement a dévoilé son plan pour améliorer la scolarisation des personnes en situation de handicap. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Mardi 11 juin, le gouvernement a dévoilé son plan pour améliorer la scolarisation des personnes en situation de handicap. Dans le Puy-de-Dôme, l’APF France Handicap espère d’autres mesures.
 

Par Catherine Lopes

Le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer et la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel, ont dévoilé mardi 11 juin à Paris leur plan pour améliorer la scolarisation des élèves handicapés. Ils promettent dès la rentrée 2019 un « grand service public de l’école inclusive ». Afin de mieux encadrer leurs proches, le plan présenté mardi prévoit notamment la création d’une cellule de réponse aux familles. Elle doit répondre, dans chaque département, aux questions des familles sous 24 heures, de juin à octobre.

De la poudre aux yeux

Liliane Garand, chargée de développement des actions associatives à l’APF France Handicap 63, explique : « Cette mesure c’est de la poudre aux yeux. Tous les problèmes ne seront pas résolus en 24 heures. A la rentrée prochaine, le lycée Ambroise Brugière de Clermont-Ferrand est en travaux. Cela signifie qu’il n’y aura pas d’ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire) d’enseignement général à Clermont-Ferrand. Que fait-on des enfants ? ».
L'autre volet concerne la lutte contre la précarité des AESH, les accompagnants d'élèves handicapés. Ils ne devraient plus être embauchés sous contrats aidés, mais sous CDD de trois ans renouvelables une fois, avant un CDI. Ces accompagnants, seront gérés par des nouvelles structures créées au niveau d'un collège ou de quelques écoles. Liliane Garand accueille cette mesure positivement mais nuance : « Il faut une véritable professionnalisation des AESH. C’est un vrai métier. Il leur faut une véritable formation. En effet, tous les handicaps sont différents ».

Former davantage les enseignants

Concernant la formation, le plan du gouvernement prévoit des modules de formation continue pour les enseignants déjà en poste et une plateforme en ligne censée aider les professeurs à adapter leur pédagogie à tous types de handicaps. Pour Liliane Garand, « C’est insuffisant. Nous réclamions de la formation pour les professeurs depuis longtemps. C’est très important. Le point le plus litigieux est le problème des handicaps invisibles, difficilement repérés ».
 

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