Puy-de-Dôme : comment un cimetière médiéval a été découvert par hasard

Publié le Mis à jour le
Écrit par VR

C’est grâce à un chantier de construction d’une maison à Bas-et-Lezat, dans le Puy-de-Dôme, qu’un cimetière médiéval a pu être découvert en janvier dernier. Une nécropole d’une quarantaine de sépultures qui daterait du milieu du Moyen-Age.
 

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Cette fouille-là n’était pas prévue et pourtant elle en valait la peine. Car au départ, si la terre a été creusée sur cette parcelle de Bas-et-Lezat, près de Randan, c’était pour y bâtir une maison. Mais lorsque la pelleteuse à faire surgir des ossements humains, en janvier dernier, des archéologues ont rapidement pris la place des ouvriers pour démarrer un autre chantier.
Un chantier fructueux puisqu’après plusieurs semaines de fouilles, les scientifiques ont mis au jour une nécropole, composée d’une quarantaine de sépultures, dans un bon état de conservation.
« Nous pensons qu’il s’agit d’un petit cimetière médiéval, le cimetière d’une église dont nous avions connaissance mais que nous n’avions encore jamais localisée », explique François Dumoulin, Conservateur régional adjoint de l'archéologie à DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.


Méthodes d’inhumation
du Moyen-Age


Un cimetière qui aurait environ 800 ans, comme le laissent penser plusieurs éléments : « Tout d’abord, ce sont des tombes en pleine terre et sans mobilier, ce qui correspond aux méthodes d’inhumation de cette période, poursuit François Dumoulin. De plus, elles sont orientées à l’Est, ce sont donc vraisemblablement des tombes chrétiennes ».
Des suppositions qui vont être confirmées ou infirmées grâce à une datation au carbone 14.
Reste maintenant à faire parler ces découvertes. Pour cela, des anthropologues vont les analyser pour notamment dresser un bilan sanitaire de cette population, car grâce à des analyses poussées de ces ossements, ils pourront voir de quelles maladies elle souffrait, ses conditions de croissance…



Site sous surveillance


« A terme, ces découvertes pourront nous apprendre bien d’autres données, poursuit François Dumoulin, car les techniques d’investigation ne cessent de progresser. Ainsi, grâce à la génétique, on pourra certainement découvrir les liens de parenté de tous ces morts et comprendre comment était géré le cimetière… si les morts étaient réunis par familles ou par castes… ll est important de bien conserver ces ossements, car ils ont encore beaucoup à nous apprendre ».
Ces découvertes vont être stockées au centre de conservation et d’études de la Drac, aux Martres-de-Veyre. Et elles ne seront peut-être pas les seules, un autre chantier de fouille est déjà prévu, en amont de celui d’une autre maison. Car maintenant que le cimetière a été découvert, reste à révéler l’église.
 
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