Clermont-Ferrand : la réforme des retraites passe mal auprès des 700 enseignants de la FSU réunis en congrès

Du 9 au 13 décembre, 700 enseignants du syndicat FSU sont réunis à Clermont-Ferrand pour leur congrès national. / © Camille Da Silva / France 3 Auvergne
Du 9 au 13 décembre, 700 enseignants du syndicat FSU sont réunis à Clermont-Ferrand pour leur congrès national. / © Camille Da Silva / France 3 Auvergne

Du 9 au 13 décembre, 700 enseignants du syndicat FSU sont réunis à Clermont-Ferrand pour leur congrès national. Ils ne sont pas satisfaits des annonces d’Edouard Philippe sur la réforme des retraites.
 

Par C. L avec Camille Da Silva

A Clermont-Ferrand, du 9 au 13 décembre, se tient le congrès national du syndicat FSU. Pas moins de 700 enseignants y participent. Le corps enseignant est en première ligne de la contestation nationale. Alors quand Edouard Philippe prend la parole, tous sont suspendus à ses lèvres. Les syndicats demandaient une marche arrière du gouvernement. Marc Bellaigue, délégué syndical SNES-FSU, explique : « Malheureusement on voit que le système par points est entériné par le Premier ministre. Il y a quelques annonces faites par rapport aux enseignants, qui viennent répondre à toute la mobilisation faite depuis une semaine et demie. Ces annonces ne sont absolument pas à la hauteur de ce qu’on attendait ».

Le problème de la revalorisation

Avec cette réforme des retraites le montant de celle-ci ne sera plus calculé sur les derniers mois de carrière mais sur son ensemble. Le gouvernement doit apporter des solutions pour que les enseignants ne soient pas les grands perdants du projet. Edouard Philippe s’engage avant la fin du quinquennat à engager des revalorisations pour maintenir le niveau des pensions. Laetitia Pointud, déléguée syndicale SNUipp-FSU, souligne : « D’abord il parle de revalorisation mais avec une évolution du métier. Qu’est-ce que ça veut dire ? La FSU est une fédération syndicale qui est opposée à une augmentation des primes dans le corps des enseignants. On veut une revalorisation salariale par la valeur du point d’indice, parce que c’est plus juste et plus égalitaire ».

Vers un bras de fer

Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, ajoute : « Il ne pratique pas le dialogue social. Il veut accélérer les choses et je crois que quelque part il organise un bras de fer. Il nous invite forcément à poursuivre les mobilisations et à les amplifier ».
De son côté Edouard Philippe propose aux syndicats de les rejoindre à la table des négociations. Il veut engager une discussion pour définir les grandes lignes de la reconstruction des rémunérations de carrières sur les 10 prochaines années.
 

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