RUGBY. ASM Clermont : "Si par mon expérience je peux aider l’équipe, tant mieux" confie Sébastien Bézy, le nouveau capitaine

Alors que la victoire lui tendait les bras, l’ASM Clermont Auvergne a concédé le nul à l’extérieur, face au Stade français, samedi 6 janvier. Sébastien Bézy était le nouveau capitaine de l’équipe de rugby. Il confie ses premières impressions avec le brassard de capitaine.

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Pour le match face au Stade français du samedi 6 janvier, et un match nul 14-14 au goût amer, Christophe Urios a confié le brassard de capitaine de l’ASM Clermont Auvergne à Sébastien Bézy. Le nouvel homme fort du club revient sur ce match et sur la saison difficile des « Jaune et Bleu ». 

Question : Vous êtes le nouveau capitaine de l’ASM Clermont-Ferrand. J’imagine que vous auriez préféré un autre dénouement face au Stade français, samedi, n’est-ce pas ?
Sébastien Bézy : « Vu la physionomie du match, on espérait gagner ce match. A 2 minutes de la fin, on menait au score de 7 points. On commet 2-3 erreurs qui font que le Stade français a marqué cet essai et a égalisé. Forcément, on est un peu déçus du résultat, même si sur le contenu du match on est contents de nous ».

Question : Que se passe-t-il dans les 2 dernières minutes ? Ce n’est pas la première fois cette saison que vous encaissez des points et que vous perdez un match à la toute fin.
Sébastien Bézy : « On commet trop d’erreurs. On est chez eux en défense. Ils n’arrivent pas trop à attaquer. Ils font ce petit jeu au pied par-dessus. On cafouille le ballon. Sur le coup, on est fébriles. On commet 3 fautes en 2 minutes. On en parle beaucoup car cela fait 2-3 matchs où l’on perd beaucoup de points dans les 10 dernières minutes. C’est quelque chose qu’il faut qu’on règle assez rapidement. Au-delà de cela, on voit qu’on n’est pas si loin de ces grosses équipes. C’est cela qui ne nous fait pas perdre la tête aussi. On se dit qu’il faut trouver le petit truc pour s’améliorer encore et atteindre ce niveau-là ».

Question : Ce rôle de capitaine vous fait-il plaisir ? Est-ce que vous l’attendiez ?
Sébastien Bézy : « Il ne me fait pas forcément plaisir. Christophe (Urios, l’entraîneur, NDLR) me l’a demandé donc je sentais que j’étais capable de faire cela. Ce n’est pas quelque chose que je recherchais forcément. Si par mon expérience je peux aider l’équipe, tant mieux. C’est dommage qu’on ne gagne pas ce week-end. J’ai trouvé qu’on avait un bon état d’esprit sur le match, notamment en défense, par rapport à la semaine d’avant. On a réglé quelques problèmes. Ce sont des performances qu’il faut répéter à tous les matchs ».

Question : Christophe Urios cherche des leaders dans cette équipe. Vous en faites partie. Est-ce qu’il manque depuis le début de la saison une ligne de conduite sur le terrain avec des joueurs d’expérience ?
Sébastien Bézy : « Je pense que d’autres joueurs sont capables de faire cela. Je pense à Etienne Falgoux, à Irae Simone et à Benjamin Urdapilleta, qui ont beaucoup d’expérience. Il y a des leaders : il en faut pour que tout le monde élève son niveau individuellement. Ce n’est que comme cela qu’on arrivera à gagner des matchs et à gagner des titres. Il ne faut pas que 3 ou 4 leaders. Il faut que l’équipe soit réveillée pour être leader ».

Question : Le championnat est très dense. Vous êtes à 5 points de la 6e place. Vous avez 6 points d’avance sur le barragiste. Le championnat est-il de plus en plus difficile ?
Sébastien Bézy : « Aujourd’hui, tout le monde peut se qualifier, tout le monde peut descendre. Montpellier l’a montré hier face à Toulon. Il n’y a plus de petites équipes, à domicile, à l’extérieur. Si on se relâche un petit peu, on peut faire des faux pas. C’est aussi cela qu’il faut qu’on se mette dans la tête ».

Question : Vous êtes arrivés il y a 3 ans. Vous avez prolongé votre contrat. Par rapport à ce que vous avez connu au début, une équipe assez impressionnante au niveau français voire européen, est-ce que vous ressentez que c’est plus difficile ?
Sébastien Bézy : « On ne va pas se le cacher. On le ressent aussi par les résultats. On n’est pas en Champions Cup et cela montre bien qu’on a plus de difficultés. Le championnat est tellement dur aujourd’hui. On voit que Toulon, qui est 3 fois champion d’Europe, ne s’est pas qualifié pour les phases finales depuis 4 ans, je crois. Cela montre que le niveau du championnat est très dur. On veut tous que l’ASM soit en haut de tableau, soit en phases finales tout le temps. C’est à nous les joueurs d’avoir cette envie de retrouver les succès et de gagner de nombreux matchs ».

Question : Samedi, vous jouez en Challenge européen contre les Scarlets de Llanelli. Faut-il jouer cette Coupe d’Europe à fond ?
Sébastien Bézy : « On a envie de jouer contre des clubs en dehors du Top 14. Ce sont des équipes qui ont beaucoup de joueurs internationaux. Llanelli a beaucoup de Gallois qui jouent pour leur nation. Même si c’est la petite Coupe d’Europe, on a envie de la gagner. C’est aussi ancré dans le club. Contre Gloucester, on est passés à côté. On sait qu’il nous reste deux matchs pour prendre le plus de points possibles, pour être le mieux classé dans la poule et essayer d’avoir des phases finales à domicile ».