Stérilisation des chats errants : une nouvelle campagne lancée dans le Puy-de-Dôme

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Du 1er février au 29 avril 2022, l'association protectrice des animaux du Puy-de-Dôme mène sa campagne de stérilisation des chats errants. Elle va attraper les chats sauvages, les stériliser puis les relâcher sur leur territoire. Objectif : qu'ils mènent une vie paisible sans créer de nuisances.

Stériliser les chats sauvages plutôt que de les euthanasier, c’est le combat dans lequel s’engage l’association protectrice des animaux du Puy-de-Dôme. Du 1er février au 29 avril 2022, elle lance sa troisième campagne de stérilisation des chats errants. Avec des résultats : 552 chats en 2017, 460 en 2020.

« Une minette, ça peut faire deux à trois portées par an et à chaque portée, il peut y avoir cinq chatons », explique Christine Espinasse, première vice-présidente de l’APA 63. « La prolifération des chats errants, ça entraîne des nuisances que les gens vivent très mal. Quand ils ne sont pas stérilisés, les chats se bagarrent entre eux, ils propagent des maladies et ils peuvent agresser les chats des particuliers. Alors que les chats libres, une fois stérilisés, forment des colonies où ils vivent tranquillement et ne dérangent personne. Donc c’est vraiment une question de salubrité publique.»

L’APA 63 engage cette campagne avec l’aide des mairies, principalement en zone rurale. Elle mobilise ses correspondants répartis sur tout le département du Puy-de-Dôme, les mêmes qui souvent nourrissent ces chats. A l’aide d’une cage, les chats sont attrapés, envoyés au centre de l’APA 63 à Gerzat. Trente personnes dont quatre vétérinaires vont se relayer durant ces trois mois pour les stériliser. Ensuite, ces chats seront relâchés sur leur territoire habituel. Le soir même de l’opération pour les mâles, au bout de deux jours pour les femelles.

« Les chats, avant d’être opérés, sont testés pour la leucose et le SIDA, qui sont des maladies très contagieuses », prévient Christine Espinasse.  « Si le chat est porteur de ces maladies, nous sommes obligés de l’euthanasier car nous ne pouvons pas nous permettre d’opérer un chat qui sera relâché dans la nature  alors qu’il va développer des pathologies que nous ne pourrons pas soigner et qu’il sera contagieux pour tout le quartier. »

Seconde chance

Cette campagne concerne les chats très farouches qui ne supportent pas la présence humaine. Mais lorsque l’APA 63 repère un animal qui se laisse approcher, elle lui offre une seconde chance : « S’il s’avère que dans le lot des chats capturés, il y a des chats sociables qui n'appartiennent à personne, nous les gardons au refuge et nous les proposons à l’adoption. »

Cette campagne demande de gros budgets : entre 20 000 et 30 000 euros que l’APA 63 finance seule. L’association n’exclut pas dans les années à venir de faire participer les communes qui font appel à ses services.