VIDEO. ASM Clermont Auvergne : dans les coulisses de la préparation physique des joueurs

Après 10 jours de congés, l'entrainement reprend pour les joueurs de l'ASM Clermont Auvergne, avec dans le viseur le Top 14 et la Champions Cup. / © J.L Roussilhe
Après 10 jours de congés, l'entrainement reprend pour les joueurs de l'ASM Clermont Auvergne, avec dans le viseur le Top 14 et la Champions Cup. / © J.L Roussilhe

Après 10 jours de vacances, les joueurs de l’ASM Clermont Auvergne ont retrouvé le chemin de l’entraînement. Les Jaunards doivent être prêts pour la reprise du Top 14. La préparation physique de l’équipe est au centre des préoccupations.

Par S.B avec Jean-Luc Roussilhe

Pour les joueurs de l’ASM Clermont Auvergne, l’entraînement reprend d’abord en douceur. L’équipe commence par un réveil musculaire avec le néozélandais Mark Robertson. Les visages sont encore décontractés, mais ça ne va pas durer. La suite s’annonce plus corsée. Le préparateur physique Sébastien Bourdin concocte un  programme de Cross fit, sous la forme d’une compétition par équipe de 3 : des allers retours avec 40 kilos de poids à porter où chaque équipe doit lutter contre le chronomètre.

Stimuler l'esprit de compétition

Il s’agit de pousser les joueurs dans leurs retranchements, comme sur la série de développé-couché, avec une barre à 80 kilos : « Ce sont des compétiteurs, donc dès qu’il y a une compétition, ils veulent gagner. Au début, ils râlent, et après ils veulent gagner », constate Sébastien Bourdin. Au programme de la dernière série, tractions et rameur, avec un travail de cohésion d’équipe qui doit permettre de faire la différence : « L’objectif c’est de travailler collectivement pour pouvoir faire de meilleurs performances. Ces petits défis permettent d’apporter pas mal de solidarité entre nous », explique, essoufflé, Alexandre Lapandry.

S'entraîner, même blessé

Légèrement à l’écart, les joueurs blessés travaillent de leur côté. Les internationaux Damian Penaud et Alexandre Fischer sont suivi de très près par le staff médical. IsaiaToeva est, quant à lui, en phase de réhabilitation pour son épaule : « Il y a les joueurs qui sont en phase de reprise, ils ont des exercices spécifiques sous forme de progressions jusqu’à ce qu’ils puissent être de retour sur le terrain. Isaia fait partie de ces joueurs qui sont entre le terrain et la blessure », relate Paul Lallemand, kinésithérapeute.

Renforcer l'esprit d'équipe

Avant de chausser les crampons il reste un dernier exercice ludique : une course de Watt Bike de 15 kilomètres, toujours par équipe de 3. « Au bout d’un moment ils sont fatigués et ils abandonnent leurs coéquipiers. Le but c’est qu’ils arrivent à se rapprocher, à ne pas penser à eux mais penser à l’autre dans un moment difficile. Au mental, au courage », constate Benoît Gay, préparateur physique. Meilleur temps de la série pour l’équipe de Sébastien Vahaamahina. Morgan Parra et ses 2 coéquipiers n’ont rien lâché : « Même si on préfère être sur le terrain on a besoin de ce complément. On aime tous avoir le ballon et jouer au rugby, maintenant il nous faut ça aussi pour tenir les matchs », explique le capitaine.
 

La technologie comme appui au rugby

Le physique, la technique, mais aussi le mental : dans la salle des kinés, c’est le moment de se relâcher pour les joueurs et de s’occuper de leur bien-être, autant mental que physique, selon Raphaël Aubin, kinésithérapeute : « C’est fondamental, ce côté relationnel avec les joueurs. Ça permet de les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes, même quand parfois ils sont un peu moins bien physiquement ou psychologiquement. Ça permet de les relancer, de les remettre en route vers la compétition. »

Sur le terrain, les groupes se succèdent pour travailler des phases plus techniques. Après 6 mois d’arrêt, Wesley Fofana teste ses appuis : « Ça fait du bien d’être avec les collègues sur le terrain et de pouvoir prendre du plaisir ensemble. J’espère que les pépins de santé sont derrière moi. » Sur le terrain, la technologie est mise au service du sport pour ne rien laisser au hasard pendant les entrainements. Les joueurs sont équipés de GPS, avec un système qui permet de tout savoir ou presque.

Remplir les objectifs

Pour atteindre les objectifs de distances et d’accélération, certains joueurs quittent l’action avant de revenir défendre : les joueurs savent qu’ils doivent dépasser 120 mètres par minute, avec des sprints et des accélérations. Si l’objectif est rempli, les voyants sont au vert, sinon, ils sont en rose. Pour mesurer l’importance de ce dispositif, il suffit de voir les joueurs se précipiter sur les résultats. Sébastien Bourdin prépare un petit supplément aux mauvais élèves : un petit extra le lendemain matin pour retravailler ce qui fait défaut. Avec le calendrier surchargé, la préparation est un savant dosage entre séance d’effort et récupération.

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