Confinement : comment les gendarmes du Puy-de-Dôme surveillent les chemins avec un drone

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Écrit par Marie Morin

Avec le beau temps et les week-ends prolongés, il est tentant d’aller se promener au grand air. Or en cette période de confinement liée au coronavirus, l'accès aux sites de randonnée est interdit bien entendu. Les gendarmes du Puy-de-Dôme surveillent les chemins avec un drone.
 

Si vous rêvez d’escapade dans les chemins du Puy-de-Dôme, prenez patience jusqu’à la fin du confinement ! D’autant que le puy de la vache ou la dent de la Rancune seront encore là dans quelques semaines. Et que la plupart d’entre nous n’habite pas à moins d’une heure ni à moins d’un kilomètre des sites nature de notre région.
Pour faire respecter les règles du confinement, la préfecture du Puy-de-Dôme a pris des arrêtés interdisant le stationnement à proximité des principaux sites de randonnée. Le parking du col des Goules à Orcines (Puy-de-Dôme) par exemple est interdit d’accès. « Depuis que ces arrêtés sont en place et matérialisés avec de la rubalise, il y a beaucoup moins de fréquentation touristique » constate le Lieutenant-Colonel Xavier Carré, adjoint de la division des opérations du groupement de gendarmerie du Puy-de-Dôme.

Mais cela ne suffit pas toujours. Alors les gendarmes du Puy-de-Dôme testent l’utilisation d’un drone en appui des équipes au sol. Le 8 avril, ils ont ainsi ratissé la zone ultra-fréquentée d'ordinaire entre le puy Pariou et le puy de Dôme en passant par le golf d’Orcines. Plus léger qu'avec l'appui d'un hélicoptère, le dispositif ne nécessite pas plus de 3 personnes. Un pilote dirige le drone dans les airs avec une précision qui permet d’observer le moindre nid de poule ou de faire le tour d’un arbre. Pour le Lieutenant Colonel Carré, « Ca nous permet de couvrir une zone beaucoup plus importante, beaucoup plus rapidement ». Si le drone repère un promeneur ou un cycliste, son pilote transmet les coordonnées géographiques à une équipe au sol prête à intervenir.

Le Lieutenant-Colonel Carré se félicite de n’avoir rencontré personne lors de la première sortie du drone et rappelle qu’un promeneur ou un cycliste dans ces secteurs risque une amende de 135 euros pour non respect du confinement.
 

Zoom sur le massif du Sancy le week-end de Pâques

Pendant le week-end pascal, les gendarmes du Puy-de-Dôme vont concentrer leurs forces et leurs drones sur le massif du Sancy, du côté du Mont-Dore et du lac du Guéry. Le peloton de gendarmerie de montagne sera assisté de deux drones pour éviter les rassemblements de personnes. « Quand vous êtes en haut du Sancy, vous n’êtes certainement pas à une heure de votre domicile » souligne le Lieutenant-Colonel Carré. Un confinement d’autant plus important à observer que l'on redoute un foyer potentiel de dissémination du coronavirus COVID 19 dans ce secteur.
Les gendarmes du Puy-de-Dôme envisagent de recourir au drone à nouveau dans les semaines qui viennent. « On va voir ce que ça donne. Les gens sortent surtout le week-end en fonction de la météo. On va également surveiller les flux de circulation sur les autoroutes et les grand axes pendant les semaines de vacances scolaires » précise le Lieutenant-Colonnel Carré.
 
 
A quoi servent les drones de la gendarmerie en temps normal?
Les gendarmes du Puy-de-Dôme disposent de 3 drones. D'habitude ils s’en servent dans des procédures judiciaires ou administratives. Par exemple un drone permet de gagner du temps dans la recherche de personnes disparues ou de malfaiteurs. Ou encore, il permet de sécuriser interpellation domiciliaire dans des maisons isolées.