Coronavirus COVID 19. Puy-de-Dôme : elles font le buzz avec un faux JT pour relancer les ventes de leurs fromages

Dans le Puy-de-Dôme, alors qu'avec la crise du coronavirus COVID 19, les débouchés se raréfient, deux sœurs dont la famille produit du fromage Saint-Nectaire ont enregistré une vidéo qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Elles espèrent faire repartir les ventes.
Dans le Puy-de-Dôme, deux soeurs ont lancé un appel aux consommateurs sur Facebook pour aider leur maman productrice de Saint-Nectaire à traverser la crise du coronavirus COVID 19.
Dans le Puy-de-Dôme, deux soeurs ont lancé un appel aux consommateurs sur Facebook pour aider leur maman productrice de Saint-Nectaire à traverser la crise du coronavirus COVID 19. © C.Jouvante / FTV
Dans le Puy-de-Dôme, pour aider leur maman productrice de fromage Saint-Nectaire à Cournols, deux sœurs se sont mises en scène sur les réseaux sociaux, dans une courte vidéo, qui a fait le buzz sur internet. L'aînée, Marine Monplot-Tartière s’est improvisée réalisatrice et Eva Tartière, la cadette, est devenue la présentatrice d’un JT particulier.

Un succès sur les réseaux sociaux

La vidéo fait rapidement des dizaines de milliers de vues sur Facebook. Une surprise pour la maman, qui découvre la vidéo en même temps que tout le monde. Les images et les textes ont été créés par Marine avec, devant le smartphone, Eva, qui a fait des efforts pour vaincre sa timidité. Un geste très apprécié par leur maman, Marie Tartière : « Je me suis sentie extrêmement soutenue et je suis très fière d'elles, de toutes les deux. »

Des ventes en berne 

« J'étais en livraison quand j’ai eu l’idée de faire ça. J’ai appelé Eva et je lui ai dit de se préparer, qu’on ferait ça cet après-midi », explique Marine. Pour Eva, une préparation a été nécessaire : « Elle m'a donné le texte, je l'ai un peu relu. On faisait des pauses à chaque paragraphe, à peu près. » Avec la crise du COVID 19, il a fallu tout repenser dans cette ferme qui produit 1 000 Saint-Nectaire par semaine. Avec la fermeture d'une grande partie des marchés de plein air et la difficulté à se déplacer, les clients se sont raréfiés. Il a fallu jeter du lait et le fromage a bien failli connaître le même sort.

L'entraide des producteurs

« Le fromage, à partir du moment où il est fait, il va rester à peu près 6 semaines sur la ferme, entre le début et la fin de l’affinage. A ce moment, il faut qu'il parte », constate Marine Tartière. Le message parait entendu par les consommateurs qui passent commande ou se déplacent. La ferme travaille avec d'autres producteurs afin de se donner plus de chances de surnager, comme l’explique Marie Tartière : « Ca a relancé nos ventes. Après on a proposé des livraisons à domicile. Cela nous prend beaucoup de temps, mais ça fonctionne. Ensuite on s’est mis à revendre les produits de nos collègues et à s'aider les uns les autres. »
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