COVID 19 : respirabilité, filtration, près de Clermont-Ferrand, comment les masques sont testés

A Saint-Beauzire, près de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, masques chirurgicaux et masques en tissu sont soigneusement étudiés, pour s’assurer qu’ils nous protègent efficacement contre le COVID 19. En laboratoire, leur capacité de filtration et leur respirabilité sont testées.

A Saint-Beauzire, dans le Puy-de-Dôme, la fiabilité des masques anti-COVID 19 est testée par le laboratoire Icare.
A Saint-Beauzire, dans le Puy-de-Dôme, la fiabilité des masques anti-COVID 19 est testée par le laboratoire Icare. © S.Trentesaux/FTV
Pour éviter d’être contaminé et de contaminer les autres, les masques sont obligatoires dans de nombreux lieux publics. Il faut donc s’assurer qu'ils nous protègent correctement du COVID 19. C’est le rôle du laboratoire Icare, basé à Saint-Beauzire dans le Puy-de-Dôme. Là, tout est testé, notamment la respirabilité du masque. Un dispositif fait passer un flux d'air à travers un masque et calcule la résistance apportée à ce flux. « Si vous avez du mal à respirer, vous allez mal le porter [le masque NDLR], vous allez l'enlever, vous allez le toucher, et donc il ne sera pas efficace. Vous penserez qu'il est efficace mais il ne sera pas efficace. Donc, vous allez contribuer à la contamination de l'environnement, et potentiellement contaminer les autres », explique Christian Poinsot, PDG et directeur scientifique du groupe Icare.

Les masques chirurgicaux 1 000 fois plus efficaces

Les tests sont pratiqués aussi bien sur les masques chirurgicaux que sur ceux en tissu lavables. Avec les dispositifs qui calculent le nombre de particules non filtrées, le résultat est sans appel. Par exemple, si deux personnes sont équipées de masques chirurgicaux, lorsque la première émet 1 million de particules, les deux filtrations successives ne permettent qu'à 100 particules d'atteindre son interlocuteur, soit 10 000 fois moins. Aves des masques en tissus parmi les plus performants, sur 1 million de particules émises, presque 100 000 atteindront l’interlocuteur, mille fois plus qu'avec un masque chirurgical. « Quand on prend un tissu qu'on trouve et qu'on on fait un masque, on n'a aucune preuve d'efficacité. On joue sur l'effet psychologique, on se sent mieux il n'y a pas de problème, en revanche je vous confirme qu'il n'y a pas de protection réelle. Peut-être même que ça peut être dangereux, car on pense qu'on est protégé », avertit Christian Poinsot.

La propreté du masque étudiée

Mais les tests ne s'arrêtent pas là. Pour que le masque ne devienne pas une source de maladie, il faut s'assurer qu'il soit parfaitement propre. C’est le rôle de Sabrine Slouma, technicienne de laboratoire : « On cherche les micro-organismes qui se trouvent sur les masques chirurgicaux. Il y a des seuils que le masque ne doit pas dépasser pour qu'il soit conforme aux normes d'utilisation. » Enfin, pour être sûr que le masque que vous achetez est efficace, vérifiez que l'emballage comporte la mention CE. Il est alors probable qu'il ait passé avec succès les tests les plus drastiques.
Comment les masques anti-COVID 19 sont testés à Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme)
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