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Polémique autour du rachat de terres agricoles à Orcival

Incompréhension et surprise, voilà les sentiments des  onze partenaires du Groupement Foncier Agricole (GFA) après avoir appris que leur candidature pour l'achat des terres du domaine du Roc à Orcival était refusée par la SAFER.
© Eric Taxil
L'affaire était pourtant bien engagée, après deux avis favorables en avril et en mai 2015 donnés par courrier par la commission technique et le comité technique de la SAFER "sous réserve que des documents complémentaires et des attestations bancaires réclamées à d'autres candidats soient remis". C'est cette demande de documents que conteste aujourd'hui le GFA, par la voix de François Périères, l'un de ses membres. Ce qui explique "l'incompréhension" et le sentiment du groupement "d'avoir été trahis". Certains parlent même "de dés joués à l'avanced'accord passé entre la SAFER et un autre candidat à l'acquisition (un exploitant laitier qui souhaite développer son activité)". 

La SAFER justifie sa décision par l'absence des garanties bancaires qui n'auraient pas été fournies dans le délai accordé : l'un des agriculteurs du groupement n'avait pas les garanties nécessaires pour le financement. Son président Jacques Chazalet parle d'un "départ sur un malentendu. Les règles d'attribution sont bien connues, il n'a jamais été question d'accorder un délai supplémentaire".

Le groupement s'était porté candidat à l'acquisition de 150 hectares de terres, sur le domaine du Roc à Orcival, dans le Puy-de-Dôme, qui appartenaient à l'INRA. Onze agriculteurs s'étaient regroupés pour réunir les 1,5 millions d'euros pour l'achat des terres.  L'objectif était de permettre  l'installation de quatre jeunes agriculteurs et d'étendre sept exploitations existantes.Ces terres sont classées en zone AOP Saint-Nectaire.
Le GFA entend porter l'affaire devant le tribunal administratif. 

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Polémique autour du rachat de terres à Orcival (63)

 

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