Riom : la Seita condamnée après le licenciement de 71 salariés

Le fabricant de cigarettes Seita a été condamné mercredi 7 octobre par le conseil des prud’hommes de Riom, près de Clermont-Ferrand, pour avoir licencié 71 salariés de l’usine « sans cause sérieuse et réelle ». L’usine de Riom avait fermé en 2017.
 

Le groupe Imperial Tobacco avait fermé en 2017 la Seita, dernière fabrique de cigarettes en France, située à Riom, près de Clermont-Ferrand, ce qui avait entraîné la suppression de 239 emplois.
Le groupe Imperial Tobacco avait fermé en 2017 la Seita, dernière fabrique de cigarettes en France, située à Riom, près de Clermont-Ferrand, ce qui avait entraîné la suppression de 239 emplois. © Thierry Zoccolan / AFP
Le fabricant de cigarettes Seita a été condamné par le conseil des prud'hommes de Riom, près de Clermont-Ferrand, pour avoir licencié "sans cause sérieuse et réelle" 71 salariés de l'usine de Riom fermée en 2017, ont indiqué vendredi 9 octobre leurs avocats. "Tout au long de la procédure d'information-consultation du comité (d'entreprise) nous avons crié et démontré que le motif économique n'était pas avéré, alors que le groupe avait distribué et augmenté ses dividendes", a déclaré l'avocat des salariés Jean-Louis Borie, assisté de Me Sonia Signoret.

Un jugement rendu mercredi

"Le licenciement pour motif économique prononcé par la Seita est dépourvu de cause réelle et sérieuse", selon le jugement rendu mercredi 7 octobre et dont l'AFP a obtenu une copie. La société, alors détenue par Imperial Tobacco, "n'a pas fourni au comité d'entreprise, à son expert ou au conseil des documents permettant de constater la menace sur la compétitivité justifiant la nécessaire réorganisation", précise-t-il.

Le problème du reclassement

Par ailleurs, "la Seita n'a pas procédé à des recherches sérieuses de reclassement": les postes proposés "étaient essentiellement situés sur le site du Havre", rappelle-t-il. Enfin, l'entreprise "ne fait pas la démonstration d'actions de formation permettant d'entretenir l'employabilité des salariés", soulignent les prud'hommes, qui accèdent aux demandes des salariés en condamnant la Seita à verser plusieurs dizaines de milliers d'euros d'indemnités à chacun d'entre eux. "C'est la première manche, nous avons bon espoir que cela soit confirmé en appel", a estimé M. Borie. Contacté par l'AFP, l'avocat de la société n'était pas joignable dans l'immédiat. Le groupe Imperial Tobacco avait fermé en 2017 la Seita, dernière fabrique de cigarettes en France, située à Riom, ce qui avait entraîné la suppression de 239 emplois.
 
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