Puy-de-Dôme : pourquoi ce mois de juillet ravit les cueilleurs de champignons

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Écrit par C. L avec Delphine Cros

C'est le moment d'aller ramasser des champignons. En effet, il a beaucoup plu ces dernières semaines et les températures sont douces. Nous sommes partis à la rencontre des cueilleurs, à Randan, dans le Puy-de-Dôme.

Météo pluvieuse, températures douces, tous les ingrédients pour faire pousser des champignons sont réunis. Dans le Puy-de-Dôme, à Randan, il n’est pas rare de croiser des cueilleurs dans la forêt. Il a beau être bien caché, un joli bolet est repéré et ramassé. Rien n'échappe au regard de Thierry, un cueilleur. En ce moment, ce retraité se rend tous les jours dans ses coins habituels. Il ne cherche pas longtemps et la cueillette est fructueuse. « En une demi-heure, on en a presque deux kilos. Il y a des bolets, c’est-à-dire les cèpes courants, des bolets noirs, appelés cèpes de Bordeaux, et des oronges. C’est rare d’en trouver autant en une seule fois, par rapport à l’année dernière » explique Thierry Meyleu, ramasseur de champignons.
 

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Puy-de-Dôme : pourquoi ce mois de juillet ravit les cueilleurs de champignons ©D. Cros / L. Pechkéchian / B. Ordas

Une saison exceptionnelle

Après plusieurs années décevantes, cette saison est exceptionnelle. Les ramasseurs de champignons se régalent. La quantité et la qualité sont au rendez-vous. La météo des dernières semaines a favorisé la pousse des champignons. Un cueilleur souligne : « Il a beaucoup plu donc les champignons continuent de sortir. Il y en a d’habitude en juin et là, comme on a un très bel été, on arrive encore à trouver des champignons ».

Des forêts privées

Pendant ce temps-là, Pierre Fargevieille, expert forestier qui gère la forêt de Randan, repère les véhicules des cueilleurs. Il dépose un document sur leur pare-brise pour leur rappeler les bonnes attitudes. Il indique : « Quand il s’agit d’une famille qui vient ramasser un panier de champignons, ce n’est pas très grave. Mais le problème c’est la multiplicité. Derrière, s’il y a 200 ou 300 personnes qui viennent piétiner, on retrouve des sacs plastiques, des masques ». Bien que librement accessibles, les forêts françaises sont quasiment toutes privées. Les propriétaires compréhensifs acceptent les cueilleurs mais attendent, en échange, un minimum de civisme.