Tests COVID-19 : une affluence record dans les laboratoires en Auvergne

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Avant, pendant et après les fêtes de Noël, les demandes de tests COVID-19 sont toujours aussi nombreuses. Les plages de rendez-vous sont saturées dans les laboratoires. C’est le cas dans les laboratoires Gen-Bio, en Auvergne où l’activité s’accélère de jour en jour.

Devant le bâtiment provisoire installé près du laboratoire Gen-Bio, rue Bonnabaud à Clermont-Ferrand, la file d’attente est toujours aussi importante lundi 27 décembre. Tous sont venus faire un test de dépistage COVID-19« Sur la semaine de Noël, les demandes de tests ont été un record. Le 24 décembre, il y en a eu 7 500 sur tous les laboratoires du département », explique le docteur Thomas Duret, biologiste médical à Gen Bio. Toutes les plages de rendez-vous sont saturées sur les 31 laboratoires en Auvergne même si certains rendez-vous sont conservés pour les urgences médicales. « Il y a plusieurs facteurs qui expliquent cette affluence, certains sont cas contacts, d’autres ont des symptômes et d’autres encore ont prévu de partir en vacances ».

Augmentation du taux de positivité

Le 22 décembre, le taux d’incidence était de 530 pour 100 000 habitants dans le Puy-de-Dôme, et de 698 en Haute-Loire.
Ce qui est inquiétant pour le docteur Thomas Duret, c’est aussi le taux de positivité de ces tests : « On est à 21 % pour la journée de ce lundi 27 décembre. Même si c’était quelque chose d’évident avec la propagation du variant Omicron, qui est plus contagieux. On se prépare à une activité très forte pendant les trois prochaines semaines ». Selon le biologiste médical, 30 % des cas positifs sont issus du variant Omicron. « La circulation du variant sera d’ici quelques semaines majoritaire sur le territoire », insiste Thomas Duret.

Il a donc fallu s’organiser dans les laboratoires pour répondre aux nombreuses demandes de tests. « On sollicite toutes les personnes que l’on peut, on a fait du recrutement en intérimaires, et en CDD. On a fait appel à des étudiants également. Mais nous sommes aussi confrontés à des cas contacts et un taux de positivité dans notre personnel, ce qui risque de compliquer les prochaines semaines », évoque le docteur en biologie médical.

Le nouvel an ne devrait pas améliorer la situation et les tests seront sans doute les invités incontournables.