Pyeonchang 2018. Entre culotte et boisson porte-bonheurs, les petites manies des skieurs

Le skieur de l'équipe de France Adrien Théaux à l'entraînement au Jeongseon alpine center de Pyeongchang pour leur jeux olympiques 2018. / © Fabrice COFFRINI / AFP
Le skieur de l'équipe de France Adrien Théaux à l'entraînement au Jeongseon alpine center de Pyeongchang pour leur jeux olympiques 2018. / © Fabrice COFFRINI / AFP

Enfiler ses chaussettes toujours dans le même ordre, porter des sous-vêtements ou une combinaison fétiche, partager sa chambre avec le même partenaire : les skieurs, même si peu se disent superstitieux, ont aussi leurs petites habitudes et mimiques.

Par AFP

Alors que les jeux olympiques d'hiver vont débuter à Pyeongchang, en Corée du sud, les skieurs français se confient sur ces petites manies, ces petites superstitions qui les aident à affronter la compétition dans les meilleures dispositions.

Lorsqu'on demande à Laura Gauche si elle a des objets fétiches, la skieuse de Tignes répond sans détour: "J'ai une culotte porte-bonheur en Super G déjà. Vraiment, c'est important pour moi".

"Je l'ai depuis un an et demi... même si parfois je l'ai mise et que j'ai fait de mauvaises courses", sourit encore la jeune femme de 22 ans.

Et d'avouer qu'elle suit aussi "toujours le même échauffement, vraiment millimétré.

Je chausse toujours mes skis au moment où un certain numéro de dossard s'élance avant moi".

Du haut de ses 191 cm et de ses 37 ans, le descendeur Johan Clarey, est un homme "terre à terre, très rationnel".

Pour autant, il y a des habitudes auxquelles il ne déroge pas.

"J'ai une boisson que je bois tout le temps les jours de course, pas gazeuse du tout, c'est un truc énergétique, c'est un peu superstitieux, si je ne l'ai pas, je suis un peu perturbé", confie Clarey.

"Mais mon rituel de départ, c'est de monter très tôt avant les autres, il me faut du temps pour me mettre dans l'atmosphère. Puis je me déshabille très tôt par rapport à d'autres.

J'ai voulu changer mais ça ne m'allait pas", avoue cet amoureux de la vitesse, 3e à Kitzbühel il y a un an.

Pas comme Nadal 

"Et je sers très tôt mes crochets, une habitude que j'ai prise depuis tout gamin, je n'aime pas faire tout au dernier moment", ajoute celui qui a été très perturbé par le décès à l'entraînement de son collègue descendeur David Poisson, en novembre dernier.

En ski, comme dans tous les sports "chacun a ses petites habitudes qui rassurent", ajoute Alberto Senigagliesi, l'un des entraîneurs de l'équipe de France dames. "Au départ, certains remettent leur masque ou ils se tapent la poitrine.

Certains mettent toujours la même chaussette en premier. Mais pour les hommes d'affaires, c'est peut-être pareil..."

Les skieurs qui partagent leur chambre avec un partenaire souvent dans le même hôtel d'une année sur l'autre à chaque étape de la Coupe du monde "se demandent avec qui ils étaient le jour d'une bonne performance", reconnaît encore Clarey.

Et le numéro de chambre ? "C'est un peu stupide mais ça m'arrive d'y penser. Des fois, ça marche avec exactement le même numéro de chambre et des fois non, donc j'arrête d'y penser".

Alors les skieurs sont-ils superstitieux ? "Oui, un petit peu, répond Adrien Théaux, meilleur descendeur français actuel. Mais pas autant que certains. Il y a Nadal!".

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