• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Quelle place pour les femmes dans les filières scientifiques à Grenoble?

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Des lycéennes de la seconde à la terminale ont participé à une journée de sensibilisation aux filières scientifiques, le 2 décembre dernier, à l'Ensimag de Grenbole.

Par Aurore Trespeux

Les femmes ne seraient pas aussi douées que les hommes pour comprendre les structures spatiales et les théories scientifiques qui en découlent. L'explication remonterait à l'époque préhistorique, où les femmes restaient dans les grottes alors que les hommes partaient chasser. Ils devaient éviter les dangers et se rappeler de leur chemin. Ils auraient ainsi développé leur adresse et leur vision spatiale. Du coup, ils comprendraient plus facilement la théorie des molécules, par exemple, alors que les femmes, non! C'est du moins ce que certains veulent nous faire croire. 

A force de raconter cette histoire aux filles, elles finiraient par y croire. Conséquence, seulement 46% des bacheliers en filières scientifiques sont des filles. Passé le bac, ces chiffres s'effondrent, elles ne sont que 11 sur une classe de 108 élèves à Polytechnique, par exemple. 

Le mercredi 2 décembre, à l'Ensimag (l'école nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées), le but des associations Femmes et Mathématiques et Animath, était justement de permettre aux jeunes filles de combattre les clichés et d'envisager des carrières scientifiques, où les mathématiques règnent en maître. Les lycéennes ont pu rencontrer des femmes scientifiques en petits groupes.

Reportage Jean-Christophe Pain et Cédric Picaud
Les filles et les sciences
Intervenants: Elise Ollagnier, 1ère SSI Briançon; Martin Andler prof de maths - association Animaths; Emilie Paillous, développeuse mobile Applidium; Doriane Masson, Terminale Sciences de l'Ingénieur à Villefontaine

Si tu te maquilles, on risque de te prendre pour une secrétaire!"

Oubliez les lunettes de geek et le style vestimentaire hors du temps, qu'on attribue aux matheuses. Ces femmes ne sont pas différentes des autres, certaines osent même le maquillage. "Lorsque je travaillais chez IBM, il y a une vingtaine d'années aux États-Unis, on m'a fait comprendre que me maquiller en tant que scientifique n'était pas normal. "Si tu te maquilles, on risque de te prendre pour une secrétaire! Il faut résister à ça et rester soi-même", explique Frédérique Second, l'une des intervenantes.

Toutes les femmes venues partager leurs expériences étaient d'accord sur ce point. Selon elles, le plus important est de rester soi-même, quoi qu'il arrive et surtout ne pas avoir honte d'être une femme.

Mettre en scène les clichés pour mieux les combattre

Plus tard dans l'après-midi, les lycéennes ont assisté à une petite pièce de théâtre de la compagnie Laps. Elles ont donc fait la connaissance d'Alice, une jeune fille forte en maths mais qui est perdue au moment de choisir son orientation. Son père l'imagine professeur, mais elle préférerait être ingénieur. Quand à sa mère, elle lui souhaite de faire un beau mariage en cas d'échec scolaire... A la fin de la prestation, les filles ont pu rejouer les scènes qu'elles voulaient modifier avec les comédiens. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les disputes autour de la future carrière d'Alice sentaient le vécu!

 / © France 3 Alpes
/ © France 3 Alpes

Sur le même sujet

RUGBY. Le HAKA des joueuses des néo zélandaises

Les + Lus