La Région annonce des élèves infirmiers en renfort dans les hôpitaux et Ehpad d'Auvergne Rhône-Alpes

Un plan de mobilisation a été dévoilé ce jeudi 12 novembre par Laurent Wauquiez, président de région, afin de venir en aide au personnel soignant d'Auvergne-Rhône-Alpes fortement mobilisé dans la lutte anti-Covid. Le plan repose notamment sur la mobilisation des élèves infirmiers.
© France tv
La région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus touchée par la seconde vague de l'épidémie de Covid-19. "Contrairement à la première vague où on avait besoin de matériel, le vrai manque désormais se situe au niveau du personnel de santé qui est épuisé. Aujourd'hui, pour les soutenir, on manque de ressources humaines," a souligné le président de région ce jeudi 12 novembre, lors d'un point presse. 
"On a 15 jours à trois semaines absolument décisifs", a déclaré Laurent Wauquiez qui s'est particulièrement alarmé de la situation en Savoie ainsi que dans le département de la Loire où le taux d'incidence du coronavirus dépasse les 1000 pour 100.000 habitants. 

Un plan de mobilisation a donc été dévoilé par Laurent Wauquiez pour mobiliser des renforts afin de venir en aide aux personnels des hôpitaux et des Ehpad de la région qui luttent contre le Covid. Les élèves infirmiers sont particulièrement sollicités.
 

Des élèves infirmiers pour prêter main forte aux soignants

Les premières personnes concernées par ce plan de mobilisation sont les élèves infirmiers de deuxième année. Ils pourront être embauchés temporairement pour venir en aide aux soignants des hôpitaux et des maisons de retraite. Le président de région a avancé le chiffre de 4 000 élèves infirmiers et étudiants masseurs-kinésithérapeutes. Ils auront pour mission d'assister les professionnels des hôpitaux et des maisons de retraite "face à l'imminence du pic hospitalier"
Ces étudiants ne seront "pas nécessairement affectés à des services Covid". Ils pourront en revanche soulager les personnels mobilisés en première ligne pour la prise en charge d'autres pathologies ou vers les soins de suite. 
Ces renforts seront rémunérés à hauteur du SMIC. Les étudiants pourront bénéficier de CDD pouvant aller jusqu'à un mois. Les directeurs d'instituts de formations en soins infirmiers (IFSI) sont appelés à se mettre en relation avec les structures hospitalières et les maisons de retraite de la région afin d'orienter leurs étudiants.

Suspension des formations continues


Le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes a également annoncé une deuxième mesure pour aider les soignants en première ligne face au Covid: la suspension des formations continues pour mobiliser 600 professionnels soignants actuellement en spécialisation. Ils verront leur formation suspendue pour deux mois, "afin qu’ils puissent être opérationnels sur le terrain tels que les infirmiers en blocs opératoires, infirmiers anesthésistes, puéricultrices, cadres de santé...".

Enfin Laurent Wauquiez a évoqué le partenariat entre la Région et Pôle Emploi. Ainsi, 400 demandeurs d’emploi ayant eu recours à des formation d’aide-soignants, et qui ont entamé la formation au début de l'année, pourront être draînés vers les hôpitaux et maisons de retraite. 
 

D’ici quelques jours, grâce à cette mobilisation exceptionnelle, nous aurons ainsi un renfort de 5 000 personnes pour soulager les équipes qui se battent au quotidien contre ce virus.

Laurent Wauquiez, président région Auvergne Rhône-Alpes



Par ailleurs, avec Pôle Emploi, la Région a également identifié 3 000 infirmiers et 500 médecins inscrits à l’assurance-chômage. "Parmi eux, 500 infirmiers et 50 médecins peuvent être mobilisables immédiatement en renfort," précise la Région.

Une dernière mesure visant le long terme a été présentée par Laurent Wauquiez: la Région a négocié avec le Gouvernement l’augmentation de 10% des places en écoles d’infirmiers. Cela doit permettre d’obtenir 200 à 300 places supplémentaires en Auvergne-Rhône-Alpes.

Ces mesures représenent un investissement de la part de la Région d’environ 15 millions d’euros.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé région auvergne-rhône-alpes