Amiante : à Lyon, certains anciens salariés de Renault Trucks reçoivent leur indemnisation pour "préjudice d'anxiété"

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4 ans de procédure, et un épilogue qui arrive enfin. Pour 474 salariés ou ex-salariés de Renault Trucks Vénissieux (ex Berliet et RVI), l'heure est venue de toucher les indemnisations ordonnées par les Prud'hommes pour avoir été exposés à l'amiante.

Le bout du tunnel, au moins pour certains salariés ou retraités de Renault Trucks (ex RVI et Berliet). Pendant 4 jours, l'association APER (Association prévenir et réparer), qui avait porté le combat de l'amiante, va distribuer cette semaine 474 chèques d'indemnisation suite à la condamnation prononcée contre l'entreprise en avril par le tribunal des Prud'hommes.

Une victoire en demi-teinte

A l'origine, ils étaient plus de 1200 à demander réparation à l'entreprise. Une procédure au titre du "préjudice d'anxiété", c'est à dire lié à la crainte de développer une maladie liée à l’amiante lorsque l'on y a été exposé sur son lieu de travail.

Mais en avril dernier, le tribunal des Prud'hommes décidait d'individualiser les indemnisations, quand l'association APER demandait une "approche globale". Résultat, seuls 474 plaignants recevront cette semaine des chèques allant de 200 à 10 000 euros, 665 personnes autres ont été déboutées car ne travaillant pas dans des zones considérées par le tribunal comme amiantées. 

Une audience d'appel est déjà programmée 

L'APER a évidemment réfuté cette analyse et incité les déboutés mais aussi les plaignants trop faiblement indemnisés à aller en appel, soit un peu plus de 800 personnes. Une audience est déjà programmée début septembre 2022. Entre-temps, une conciliation a été entamée entre direction et salariés ou retraités, pour tenter de trouver un terrain d'entente.

Pour l'heure, Jean-Paul Carret, président de l’association APER estime qu'un des objectifs est atteint : l'entreprise a été condamnée pour avoir exposé des salariés à l'amiante, et ce sans protection adéquate. Pour le reste, il compte sur l'appel et la célérité de la justice Prudhommale, car certains plaignants qui se sont lancés dans cette procédure il y a  4 ans sont aujourd'hui décédés. 

 

 

 

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