Aéroport Lyon-Saint-Exupéry : des allers-retours moins chers que Rhônexpress

© France 3 Rhône-Alpes
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Le dossier était dans l'air depuis le début de l'année. Désormais c'est confirmé : la start-up lyonnaise Lyko lance très prochainement son service entre Lyon et l’Aéroport Saint-Exupéry. Une sorte de Blablacar jusqu'à deux fois moins cher que le tram-train Rhônexpress.

Par Daniel Pajonk

Spécialiste de la mobilité, Lyko est à la fois une société et une solution de partage de trajets entre la ville et l'aéroport. 
Les liaisons aéroportuaires devraient atteindre des prix beaucoup plus abordables que ceux pratiqués par la navette mise en place par le département du Rhône. Un aller devrait tourner autour de 6 à 8 euros. C'est un ancien gérant de société de taxi qui a misé sur une application dédiée à ces trajets qui intéressent autant les voyageurs qui prennent l'avion que ceux qui prennent les TGV Ouigo en tarification Low-cost.

Covoiturage avec arrêts pré-définis

Le principe est le même que sur les sites de covoiturage. Les personnes entrent en relation avec les passagers de leur vol, ou des vols situés dans un même créneau horaire. On partage les frais de déplacement à destination et au départ de l'aéroport. Mais ici, il y a une petit différence avec les sites classiques : les arrêts sont pré-définis. Ils garantissent une organisation et des trajets simples et rapides. 
Le 26 janvier dernier, la société avait reçu le prix du 1er Challenge Mobilité (FrenchMobility) organisé par le ministère des Transports. 

Les déboires de la navette Go Airport

Début 2015, la navette Go Airport, créée par deux associés lyonnais, avait mis la clef sous la porte. Après d'importantes pressions exercées par Rhônexpress pour concurrence déloyale, les deux dirigeants avaient préféré jeter l'éponge alors que le service parvenait à attirer une clientèle séduite par les prix et le sérieux de l'organisation. Ils avaient mis en place une navette low-cost qui assurait des liaisons régulières avec l'aéroport (terminal TGV) depuis la station de tram Meyzieu Zone Industrielle (Ligne T3). Il leur avait été reproché notamment de ne pas respecter la réglementation des VTC. 

 

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