Le dépôt pharmaceutique (groupe Alliance) de Chaponnay, dans le département du Rhône, réclame une prime Covid de 1000 euros. Les salariés, réunis en intersyndicale, dénoncent leurs conditions de travail depuis le début de la crise sanitaire.
La grève (un préavis national) se poursuit ce jeudi 30 avril au matin, depuis 8 heures, devant le site d'Alloga ; un dépôt pharmaceutique situé dans la zone industrielle de Chaponnay dans le Rhône. Les salariés réclament une prime Covid de 1000 euros.
Un besoin de reconnaissance
Il s'agit d'une occupation pacifiste, par une quarantaine de grévistes, essentiellement des préparateurs de commandes. Le site d'Alloga est un prestataire qui conditionne et livre des médicaments et des équipements.
Les salariés, réunis en intersyndicale (CFE-CGC, FO, CFDT et CFTC) dénoncent les conditions de travail opérées depuis le début de la crise sanitaire : ils pointent l'absence d'une prime Covid de 1000 euros, qu'ils reclament.
Le site Alloga de Chaponnay (groupe Alliance Healthcare France) compte 80 salariés. Le dépôt livre plus d'une centaine d'hôpitaux, de laboratoires, de pharmacies et de produits de réanimation partout en France."Depuis 43 jours, nous travaillons comme des fous. Les effectifs sont réduits et les personnes présentes sur site travaillent plus. L'entreprise connaît une croissance de 8%, elle nous dit qu'il n'y a pas d'argent. Nous avons un besoin de reconnaissance, un geste financier pour le travail fourni, mais on ne voit rien venir" confie un salarié.
Un site stratégique, comme 4 autres implantés en France, protégé par des militaires : un contrat d'exclusivité est signé avec l'Etat français.
La position de la direction
"Nous regrettons bien sûr cette situation et nos équipes sont mobilisées pour assurer une continuité de service à nos clients" fait savoir la direction dans un communiqué. La direction pour qui "Il est important de préciser qu’Alloga joue un rôle essentiel en cette période de crise sanitaire en assurant l’approvisionnement des médicaments et moyens de protection."
En avril, les activités de l’entreprise ont fortement chuté (-15 %), et ce serait lié directement à la baisse d’activité des pharmacies et donc des laboratoires pharmaceutiques.
La direction d'Alloga Lyon annonce avoir pris "des mesures fortes : gel de certains investissements, mesures de chômage partiel pour les activités commerciales et administratives afin de continuer à approvisionner les pharmacies en médicaments et en moyens de protection."
Le prestataire annonce également avoir adapté son organisation pour respecter les consignes et mesures dictées par le gouvernement et les autorités de santé :Télétravail pour les fonctions commerciales et administratives,
gestes barrières sur les sites de distribution (gel hydroalcoolique, gants, distanciation sociale) et masques pour les salariés en réception et expéditions.
"Par ailleurs le travail a été en deux équipes alternées pour limiter le plus possible le nombre de personnes présentes sur le site."
Le dépositaire pharmaceutique, Alloga Lyon compte 110 salariés. Ses activités sont le stockage, la préparation et la livraison de médicaments et produits de santé.