Coronavirus. Wauquiez veut sauver "Famar" et la chloroquine

Le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, ce mercredi 25 mars, la mobilisation de la Région pour sauver le seul producteur français de chloroquine, l'antipaludéen testé contre le coronavirus. L'entreprise Famar en redressement judiciaire depuis 2019.
 

Laurent Wauquiez
Laurent Wauquiez © MaxPPP/Nicolas Parent
Située à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, l'usine pharmaceutique Famar, qui compte 250 salariés, est la seule en France habilitée par l'agence du médicament à fabriquer la chloroquine.

"Va-t-on en pleine crise du coronavirus laisser disparaître sans rien faire le seul producteur français de ce qui peut être un espoir" pour lutter contre le Covid-19, questionne Laurent Wauquiez dans un communiqué. 

"Il faut un projet de reprise pour cette entreprise avec un accompagnement permettant par le biais de commandes et d'investissements d'assurer sa transmission", poursuit-il.

C'est pourquoi "la Région est prête à mobiliser ses aides régionales sous forme de prêts et d'accompagnement direct pour réussir ce projet", annonce M. Wauquiez.

Ce dernier indique avoir demandé à l'Agence économique de la région et aux services régionaux "de fédérer les acteurs et de voir tous les moyens permettant de sauver Famar dans les jours à venir".
 
Placée en redressement judiciaire depuis le 24 juin 2019, Famar n'a jusqu'à présent jamais intéressé de repreneur.

Le Haut conseil de santé publique a décidé lundi que la chloroquine, dont l'utilisation contre le Covid-19 divise à ce stade le monde médical, pourra être administrée aux malades souffrant de "formes graves" du coronavirus, mais pas pour des formes "moins sévères".

Un essai clinique européen a commencé dimanche dans au moins sept pays pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, dont la chloroquine.
 
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