Festival Lumière. Wes Anderson nous emmène en voyage dans son univers

Le cinéaste américain, Wes Anderson a passé la soirée de lundi avec son public à l’auditorium de Lyon. Une rencontre jalonnée par son nouveau moyen métrage « La merveilleuse histoire de Henry Sugar » et l’éternelle merveille « The Grand Budapest Hotel »

Dès son entrée sur la scène de l’auditorium, le public était debout. Ce n’est rien de dire que le réalisateur d’origine texane, avec sa dégaine de dandy, fait l’objet d’une ferveur d’un public, plutôt jeune. On pourrait croire à un caractère timide, réservé. Mais le réalisateur est à la fois mystérieux et déterminé. Tout au moins dans ses modes de déplacement. Le directeur du festival Lumière, Thierry Frémaux en a plaisanté en ouverture de la soirée. « Quand, il arrive quelque part on ne sait jamais comment il vient, avec quel mode de transport ! » En tout cas dans les films, c’est le train qui domine. Mais au festival de Cannes, il avoue se déplacer avec ses comédiens en bus tour !

De drôles d'univers

C’est vrai que cet être lunaire trimballe de drôles d’univers un rien baroques, souvent loufoques. Pour bâtir ses mondes, Wes Anderson explique qu’il faut être une sorte d’architecte. Ses œuvres foisonnent de décors, de détails, de costumes. Cette organisation méticuleuse a pris encore plus d’importance depuis qu’il a abordé les films d’animation avec Fantastic Mr. Fox et L’île aux chiens.

Mais ne vous y trompez pas, la préoccupation première de Wes Anderson est l’histoire qu’il veut raconter. Comme pour se défendre de son style si reconnaissable au cinéma, il explique. « Je me lance dans un film parce que j’ai trouvé la bonne histoire à raconter. A chaque fois je démarre en explorant un nouvel univers. Et pourtant mon style me rattrape. »

Fan de Roald Dahl

C’est encore le cas pour son nouvel opus. La merveilleuse histoire de Henry Sugar, film Netflix, était projeté exceptionnellement sur le grand écran de l’auditorium pour cette soirée Anderson. Dans cette adaptation d’une nouvelle de Roald Dahl dont Anderson est fan depuis son enfance, il déploie les mêmes trucs de narration. Images très centrées, rapidité de l’histoire racontée face caméra, une multitude de décors qui changent à l’arrière-plan, une sorte de course du temps et des personnages.

Les personnages, importants dans l’univers de Wes Anderson. Une sorte de famille de comédiens que l’on retrouve de film en film. Le monsieur est très pragmatique :

Quand on tourne un film on a besoin d’être proche de ses comédiens. On vit ensemble alors autant bien s’entendre avec eux et donc avec mes personnages. D’ailleurs à la fin d’un tournage je leur demande s’ils veulent être dans le prochain.

Wes Anderson

master-class auditorium de Lyon le 16 octobre 2023

Son voisin Alexandre Desplat

Autre élément très important et récurrent, la musique. Elle est signée systématiquement Alexandre Desplat. Et pour cause, le célèbre compositeur oscarisé pour celle de The Grand Budapest Hotel est un voisin de Wes Anderson. Pour lui cela tombe sous le sens. On imagine Wes Anderson en pantoufles brodées, traverser la rue, à pied cette fois, pour aller lui demander une nouvelle composition quand il travaille sur un nouveau projet.

Décidément ce garçon a le sens pratique.

Festival Lumière dans la métropole de Lyon jusqu’au 22 octobre.

 

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