"J'aime beaucoup ce côté artisanal", Émilie croque le patrimoine de Lyon avec passion

durée de la vidéo : 00h02mn17s
Émilie Ettori croque la capitale des Gaules au feutre sur de multiples supports avec une préférence pour les monuments. ©FTV

Émilie Ettori croque le patrimoine bâti ville de Lyon. À la tête de sa jeune entreprise, la dessinatrice maîtrise toutes les phases de production et ne manque ni de ressources, ni de projets.

"Lyon m'a permis de vivre de ma passion". Émilie Ettori est dessinatrice. Elle croque la capitale des Gaules au feutre ou à la plume sur de multiples supports avec une préférence pour les monuments. Dans sa boutique, elle réfléchit une stratégie globale pour faire grandir sa petite entreprise.

Vue du ciel et de biais

Les dessins d'Émilie se jouent des perspectives pour mettre en valeur le patrimoine lyonnais. Une technique acquise à l'École d'architecture de Vaulx-en-Velin qui permet de poser un autre regard sur la ville. Une vue du ciel qui gomme les aspérités et donne une dimension intemporelle à ces images.

C'est une compilation de plein de documents, des photos de façades, de rues, de plans 3D, de gens que je compile mentalement pour créer une vue fidèle, vivante, pas trop figée.

Emilie Ettori

dessinatrice

Cette élaboration très documentée laisse ensuite place à la spontanéité du trait. "Je fais une composition au crayon pour avoir les axes, les bâtiments principaux et avoir des repères, mais le crayonné n'est jamais très précis, puis j'attaque directement au feutre". Vient ensuite le temps des ombres pour donner du relief. Des touches subtiles, imperceptibles, mais qui apportent de la perspective à ces dessins. 

Une démarche globale réfléchie

Une technique qui a trouvé son public et a permis à l'illustratrice d'avoir pignon sur rue. Pouvoir se poser après avoir connu les marchés de Noël, les stands dans les salons, les pop-up store et les boutiques éphémères fut une étape importante pour la jeune entrepreneuse.
Aujourd'hui, elle décline son style sur différents types de supports : papier peint, affiches, mug, topbag... au gré de ses inspirations et des demandes de ses clients.

Je crée des produits que j'aimerais acheter ou offrir, je ne suis pas les modèles de marketing qui existent déjà.

Émilie Ettori

dessinatrice.

Car la jeune femme réfléchit de manière globale. Elle pense chaque étape comme une véritable cheffe d'entreprise. "J'aime beaucoup ce côté artisanal. Je ne me considère pas comme une artiste. La plupart de ma semaine, je ne la passe pas sur ma planche à dessin" précise-t-elle.

Moi, ce que j'aime, c'est créer un dessin, le décliner, imaginer le packaging, le prix final, la distribution, la façon dont on va pouvoir le prendre en photo. J'aime toute cette post-production.

Émilie Ettori

dessinatrice

La jeune femme est une boulimique de travail. Elle travaille avec sa sœur. Après une première bande dessinée, "Rue du prince" en octobre, Émilie s'apprête à publier un petit guide touristique de sa ville avec en toile de fond, encore et toujours, ses dessins de Lyon.
La dessinatrice n'est pas en reste sur les autres grandes villes de France. Elle a déjà croqué Paris avec une future collection JO, Bordeaux, Lille ou encore Annecy.

Pour découvrir son travail, vingt panneaux représentant ses dessins sont exposés dans les passages de l'Hôtel-dieu de Lyon.